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Chronique et review de l'album Fragments of D-generation de Disarmonia Mundi.

Disarmonia Mundi

"Fragments of D-generation"

(scarlet records -- 2004)

pochette de l'album Fragments of D-generation de Disarmonia Mundiimage élargie - pochette de l'album
Disarmonia Mundi - "Fragments of D-generation"
Après avoir signé un contrat avec le label italien Scarlet Records, Disarmonia Mundi a pu commencer à travailler sur le successeur de « Nebularium »... Mais, avec ça, ils ont perdu leur chanteur et leur deuxième guitariste. Ettore est donc resté avec son bassiste, alors que Claudio Ravinale a rejoint officiellement les rangs du groupe au chant, accompagné par l'un des plus grands hurleurs de Suède, j'ai nommé Bjorn « Speed » Strid de Soilwork.
Alors, c'est à partir de là que le style de Disarmonia Mundi s'est fait différent, avec un changement de cap total par rapport au premier opus. Terminées les phases progressives avec un côté groovy , les grandes ambiances mélancoliques ont disparu pour laisser la place à un thrash/death mélodique façon Soilwork, façon In Flames, mais surtout Soilwork, et la présence de « Speed » y est certainement pour quelque chose.
Cette recherche d'identité qu'on avait pu entrevoir sur le premier album est bien loin derrière... « Fragments of D-Generation » est malgré tout un bon album, puissant, plus rapide, plus énergique, on ne peut pas lui enlever cela, mais totalement dans le sillage des groupes cités supra. Malheureusement, cette orientation ôte au groupe toute possibilité de s'affirmer et d'imposer son propre style.
Les titres comme « Morgue of centuries », « Red Clouds », « «Quicksand Simmetry » sont vraiment carrés, dynamiques, agressifs et puissants, tant dans les vocaux que dans le jeu des guitares avec harmonies, et tout, et tout, mais les passages de vocaux clairs sur les chorus, ralentis par des mélodies sirupeuses et un clavier de l'espace nous donnent l'impression d'écouter un Soilwork 2.
Le titre « Swallow The flames » évite le piège du couplet au chant clair, et se fait beaucoup plus violent dans le style death mélo, ce qui fait une petite coupure dans l'album.
Tout le reste de l'album est bien rodé, mais c'est trop compact, trop homogène ; on a finalement l'impression d'écouter la même chanson montée dans plusieurs configurations.
L'arrivée de « Speed » aura fait gagner au groupe surtout un peu de renommée et, bien que leur musique soit devenue très efficace par son côté agressif et entraînant, ça sent quand même le déjà-vu. Ce ne sont pas les refrains ultra modernes, les rythmiques rentre-dedans qui changeront la donne. Disarmonia Mundi est entré dans un moule dans lequel il n'aurait jamais du se fondre et cela va être difficile d'en sortir.
Je reconnais malgré tout que si je ne connaissais pas déjà Soilwork ou In Flames ainsi que tous les rejetons que ce style a enfanté, l'esprit de « Fragments of D-generation » me conviendrait parfaitement. Les inconditionnels du style adoreront aveuglément.....

Arzhu Decibels Storm - décembre 2008
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