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Chronique et review de l'album They Rise de Denial Fiend.

Denial Fiend

"They Rise"

(ibex moon records -- 2007)

pochette de l'album They Rise de Denial Fiendimage élargie - pochette de l'album
Denial Fiend - "They Rise"
C'est Denial Fiend qui annonce donc le retour, non pas de Bruce Lee, non pas de Christopher Lee, non pas du Général Lee, mais bel et bien de Kam Lee.
Qui est Kam Lee ?
C'est un des co-fondateurs du groupe Death, à l'origine Mantas. Ça vous dit quelque chose, j'espère ! Plus tard, lorsque le groupe change de nom pour « Death » avec Chuck Schuldiner aux commandes, Kam Lee, avec sa voix d'outre-tombe, est allé officier dans Massacre avec ses compères Rick Rozz et Terry Butler, notamment avec les excellents albums et EP « Provoked Accurser », « From Beyond » , « Inhuman condition » puisque le très mauvais « Promise » fut un fiasco total.
Ces derniers temps, après avoir participé à plusieurs formations, Kam Lee avait rejoint les rangs de Revolting (excellent groupe de gros death avec Rogga Johansson de Paganizer), mais il n'y est pas resté longtemps. Ensuite, on peut également retrouver ce hurleur, toujours aux côtés de Rogga Johansson dans Bone Gnawer, du death qui tâche, très gore, dont l'album devrait sortir en 2009.
Et donc, pendant ce temps, avec son copain Terry Butler à la basse, Kam revient d'entre les morts avec Denial Fiend pour un premier album qui s'intitule « They rise ».
Ici, pas besoin de se demander à quel type de musique nous allons avoir droit, c'est un death bien gras, très old school avec des influences ou des incursions vers un style plus punkisé, plus crade, plus thrash.
On est loin malgré tout de Massacre, il n'y a pas l'ambiance death metal floridien ; la voix de Kam est moins death pour être effectivement plus anarchique.
Le thème de Denial Fiend est bien évidemment tout ce qui tourne autour du gore et plus particulièrement des zombies et autres monstres sanguinolants. La pochette nous offre un retour aux années 80's et aux bandes-dessinées telles que « Nevrose » ou « Psychose », et tout ce qui est films comme les Contes de la Crypte, Zombie, Virus Cannibale. De l'hémoglobine, il y en a partout mais c'est plutôt bien ; la pochette et le contenu du booklet sont plutôt bien foutus.
Voilà. Après, musicalement, c'est sûr que les rythmiques sont tantôt death old school, avec ambiances zombifiées à la clé, atmosphère de films gore au possible, tantôt death/thrash avec beaucoup d'accélérations entrecoupées de mid-tempos et cette voix très gutturale mais moins death que sur Massacre.
Les morceaux se laissent écouter dans l'ensemble mais ne laissent pas particulièrement de souvenirs en mémoire, si ce n'est l'intro de « Let the blood flow » avec sa tronçonneuse puis son refrain putride.
Les titres montrent bien cette attirance vers le gore et les vieilles série B: « They Rise », « Flesheater », « Son of the creature from the black lagoon », « Frankenstein conquers the world »...
On peut également découvrir un titre tiré de l'époque Mantas, « Legion of Doom », retravaillé avec une énorme rythmique d'une implacable efficacité.
Et, en plus de s'être entouré de Terry Butler (Death, Massacre, Six Feet under), Curtis Beeson (Nasty Savage) et Sam Williams (lui aussi dans Massacre), il a eu un invité spécial en guest vocals sur « Return to the tombs of the cursed blind dead », qui n'est autre que Mike Browning (Morbid Angel des débuts et surtout vocaliste et batteur sur le divin « The Key » de Nocturnus).
Un vrai festival du monde des horreurs, qui ne durera peut-être qu'un temps mais pendant cette période, Denial Fiend déversera sa purulente mixture à travers nos oreilles délicates...

Arzhu Decibels Storm - novembre 2008
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