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Ce
nouveau venu Mexicain comprend des membres de Disgorge et de
Ravager. On est dès lors immédiatement fixé quant à ses intentions
: brutalité, vitesse et total manque de savoir vivre. On pense
parfois à Slayer pour certains riffs, mais la référence la plus
évidente est la scène floridienne. Ne tournons pas autour du
pot : cet album est une énième mouture des canons posés fièrement
par Morbid Angel il y a déjà presque 15 ans dans "Altar Of Madness".
La voix tire certes sur le black, mais les rythmes, les breaks
et l'ambiance générale ne trompent pas : ces types sont des
adorateurs de Trey Azagthoth. Les apports thrash et speed ne
sont là que pour brouiller (un peu) les pistes. Ce disque présente
l'avantage attachant de foncer tête baissée et de satonner sans
retenue, avec une innocence salutaire. L'exécution technique
est quant à elle tout à fait correcte. Si bien que la faible
durée du disque permet finalement de ne pas trop se poser de
questions et d'en rester à une bonne impression pour peu qu'on
ne l'écoute pas deux fois de suite. Car sinon, l'ennui déboule,
il faut le dire, assez rapidement, nos gaillards n'ayant pas
inventé le fil à couper l'eau tiède. |
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Ouille
! Aïe ! Oh et puis j'aurais du m'en douter ! Demonized est formé
d'ex-membres de Disgorge et Ravager, figures de proue du metal
extrême sud-américain. Alors comment puis-je être étonné par
cette débauche apocalyptique de violence, de cette surenchère
dans la brutalité que pratique avec ferveur les chicanos de
Demonized ? A la fois black, quelque peu death et presque grind
par moment (d'où l'appellation " extreme grinding black " pour
leur musique ?), cet album s'aventure sur des terres déjà brûlées
en leur temps par des despotes tels Marduk, Angelcorpse ou Belphegor,
et ne se démarque pas forcément de ce qui a pu être déjà fait
dans ce style où la médiocrité technique n'a pas droit de cité.
Néanmoins, à l'actif de nos Mexicains pourront être évoqués
ces solos mélodiques et ciselés, qui aèrent avec élégance (je
n'aurais jamais cru pouvoir placer ce terme dans cette chronique
!) ce carnage black métallique et une production idéale, sonnant
d'ailleurs terriblement comme Angelcorpse ! Cet album, qui devait
initialement voir le jour chez Evil Vengeance (label de Gene
Palubicki, ex…Angelcorpse !), sortira donc finalement chez Osmose
Productions et sera suivi, d'ici peu, par un successeur encore
plus blasphématoire et extrême ! Rien de moins ! |