decibels storm > chroniques d'albums > Demolition -2007- Relict IV |
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Demolition |
"Relict IV" |
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(twilight zone records -- 2008) |
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![]() ![]() Demolition - "Relict IV" |
Si ce quatrième album des Autrichiens de Demolition a des similitudes avec Overkill ce n'est que par son titre. En effet "Relict IV" se rapprochant de "Relix IV", on peut y voir une ressemblance, mais cela ne va pas plus loin.
11 titres pleins de maturité, de complexité, de force, de hargne et d'harmonies.
Demolition officie dans le thrash metal à tendance death, avec une facilité à amener des harmonies qui amplifient l'effet de souffle à travers le cerveau.
Dès le premier morceau, qui n'est autre qu'une introduction, s'intitulant "Reborn/Refailed", l'oreille est stimulée et attentive tellement les riffs sont bons et retiennent l'attention.
On assiste sans voix à un défilé d'accords thrash/death d'une redoutable efficacité ; c'est hyper rythmé, sans être bourrin ou trop rapide. A côté de ça, tout en restant violent et brutal, il y a une harmonie des guitares qui offrent une mélodie, mais comment dire, sans tomber dans le thrash/death mélodique ; on n'est pas dans ce style, on est à la limite en fait, on touche du doigt, on taquine mais on n'y entre pas vraiment.
Demolition veut rester brutal et pour cela, il ajoute sur les chansons des vocaux variés bien gutturaux allant du grave au médium limite aigu parfois, lesquels sont souvent doublés permettant un impact plus important.
Cette première impression passée, je poursuis avec "Splattered Innocence", une annonce de chanson magnifique, suivie d'une accélération puis d'un solo typiquement de la Bay Area. Ce morceau est tout simplement gigantesque, on dirait du Immortal "Blashyrkh"mélangé à "Where dark and light don't differ" en version thrash death avec des soli mélodiques. C'est tout simplement somptueux et hyper bizarre à la fois. Vraiment une chanson à retenir.
J'enchaine "The Fortress",, "Over Nails", "Blood". Le constat est toujours le même, les morceaux sont de très bonne facture ; c'est cette rythmique qui me surprend, c'est un bulldozer, ça me fait le même effet que Amon Amarth, celui du rouleau compresseur, les morceaux restent en tête, ça dépote comme il faut et pas besoin d'être le plus rapide possible ou le plus brutal.
L'avantage des compos de cet album, c'est qu'elles ne sont pas très longues en fait ; la plus longue fait 4 mn 24. Elles tournent toutes vers les 3 mn 40, c'est pour ça que ça s'enchaîne facilement, on a à peine récupéré de la chanson précédente qu'il faut déjà se plonger dans la suivante. L'album dure environ 36 minutes, ce qui fait effectivement plutôt court, sachant que ce n'est pas du brutal death.
Même si Demolition puise sa musique dans des styles divers, je n'ai pas ressenti d'influence majeure de tel ou tel groupe.
Les soli sont très thrash vieille école sur lesquels ont été greffées quelques mélodies "floridiennes".
On termine sur "I Deny", un bouquet final de toute beauté ; on y retrouve tout ce qui nous a fait plaisir dans l'album.
Je m'arrêterai également sur le packaging qui, par son aspect blanc, tout en restant simple et sobre, apporte un côté solennel que j'apprécie particulièrement. Demolition, c'est bon !! |
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Arzhu |
Decibels Storm - février 2008 |
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