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Si je vous dis Entombed, Dismember et Grave ? Que cela vous évoque-t-il ? Rien. Bon, je continue, si je vous dis « Left Hand Path », « Like An Everflowing Stream » et « Into The Grave » ? Toujours rien. Bon, j’abats ma dernière carte, si je vous dis death métal suédois ? Ah, ça y est… ça vous revient ?
Pour ceux et celles, amnésiques ou de mauvaise foi voire les deux à la fois, c’est ce fameux style qui connut son apogée au tout début de la dernière décennie, gorgé de guitares grassouillettes, de mid-tempos écrasants, de parties de batterie monolithiques, souvent produites de main maître dans l’antre nauséabonde des Sunlight Studios. Quelques groupes continuent de perpétuer ce savoir-faire antédiluvien avec ferveur et abnégation, Horrid, Nominon, Ribspreader et quelques autres courageux vouent un culte à ces années maudites et entretiennent la flamme comme ils le peuvent, armés d’une foi dévorante envers ce style unique. Avec « Breath of the demiurg », Demiurg vient grossir les rangs clairsemés de ces guerriers éclairés et élitistes.
Pas question de céder le moindre bout de terrain à la technologie et aux samples, chez Demiurg, tout fleure bon l’authenticité ! La preuve ! Rogga Johansson, homme à tout faire et initiateur de ce projet, membre de Paganizer et Ribspreader, s’est adjoint les services de Dan Swanö pour la production et l’enregistrement des parties de batterie ainsi que de Jonas Berglund pour la basse.
Tout ce petit monde s’est enfermé dans les studios Unisound, ressuscités, pour créer une œuvre de pur death métal comme il s’en produisait par palettes de douze il y a plus de quinze ans (ce qui ne nous rajeunit pas, soit dit en passant !). Le résultat est sans concession et sans surprise. Il fallait s’y attendre. Néanmoins, les plus âgés d’entre nous, nostalgiques larmoyants, devraient trouver ici de quoi se repaître durablement en ressassant cet inlassable constat : « C’était mieux avant » ! |