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Terrifiant, monolithique, funéraire, les termes manquent lorsque l'on tente de dresser un portrait, même succinct, de cette plongée sans retour dans les abysses du doom. Cette lente procession, douloureuse et cathartique, qui n'en finit plus de durer et qu'il sera vain de mener à terme. Deinonychus en est la plus belle illustration, aux côtés des œuvres vénérables du triptyque anglais à ses débuts (Paradise Lost, Anathema et My Dying Bride). Les guitares sont plaintives à souhait, la voix hantée par des pensées inavouables, la batterie impressionnante de lourdeur, aucun doute sur le style. On ressent cet air poisseux et mortifiant qui s'exhale inéluctablement au fil des morceaux. Cette atmosphère palpable de désolation et de paysages en ruines qui défilent sans cesse. Ce " Mournument " est à déconseiller aux âmes sensibles et suicidaires. |