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Au concours du plus grand bouffon du metal, Glen Benton serait obligatoirement dans le tiercé de tête, aux côtés de Danzig et Malmsteen. Au delà de cette caractéristique pitoyable, il faut reconnaître qu'à quelques occasions, le groupe a honoré sa place dans le panthéon du death metal. Et notamment avec ce Legion de légende. Car il faut reconnaître que ces huit titres sont d'une honnêteté vibrante, se refusant à piller tel ou untel, l'originalité se situant dans une approche très chaotique du death metal. On pourrait même dire que ce disque possède un côté baroque par le jusqu'au-boutisme qui l'anime. Egalement par sa sonorité sèche, avec cette basse qui claque et ces riffs thrashy au vitriol. Même les paroles, pourtant hautement ridicules, participent de cette impression de bizarrerie, car elles appartiennent définitivement à un autre monde, que cela soit feint ou sincère. La voix de Benton, qui alterne ou combine grognements purement death et cris plus aigus façon grindcore, finit de paufiner cette ambiance extrêmiste. Et comme cet album recèle même son quota de hits ("Satan spawn", "Dead but dreaming"), on a finalement affaire à une réussite réelle. Car même s'il est vrai que tous les morceaux sont très semblables, il faut reconnaître qu'ils parviennent à former un bloc solide et diablement efficace permettant à Deicide de se forger une réputation intransigeante sur laquelle le groupe vivra pendant plusieurs années. Quoique l'on pense de Deicide, il faut reconnaître que Legion est un album essentiel qui, par son aspect radical, a eu le mérite d'amener dans le giron du death des cohortes de jeunes blancs-becs à la recherche de sensations fortes. Donc, gloire à lui. |