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Voilà
un produit qui aurait collé avec exactitude, en son temps, aux
aspirations d'un label tel que Repulse Records. D'ailleurs Xtreem
music est né des cendres de celui-ci, ce qui n'est pas un hasard
au vu de cette nouvelle offrande d'ultra brutal death made in
Chili (con carne en l'occurrence, au vu du contenu). Vous souhaitez
vous faire une idée plus précise de ce "Spitting savagery" ?
Prenez un zeste de Deeds Of Flesh pour la vitesse d'exécution,
ajoutez-y un soupçon de Cryptopsy pour les parties les plus
complexes, une dose de Mortal Decay pour le groove attenant,
secouez brutalement, proposez le chant à un ours en rut à la
recherche d'une éventuelle conquête du sexe opposé, et vous
obtiendrez The Defacing. J'avoue, la description est plutôt
sommaire, mais elle reflète à merveille le contenu de cet album
! On notera néanmoins un manque cruel de rigueur dans la mise
en place des rythmiques et ce chant innommable ambiance "ma
chasse d'eau marche plutôt pas mal, non ?" sur toute la durée
de l'album qui nuisent au plaisir maximal qu'aurait pu procurer
cette pure pièce de violence dans la grande tradition outre
atlantique.
Cependant, cet album est un premier essai encourageant, qui
demande néanmoins à l'avenir à être peaufiné afin de toucher
sa cible en plein dans le mille. La reprise du "Phobophile"
en est d'ailleurs le meilleur exemple : sincère, certes mais
loin d'égaler la maîtrise absolue des maîtres canadiens. |