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Chronique et review de l'album Words de Dee n Dee.

Dee n Dee

"Words"

(season of mist -- 2008)

pochette de l'album Words de Dee n Deeimage élargie - pochette de l'album
Dee n Dee - "Words"
Dix-sept ans. C'est le temps qu'il aura fallu à Dee n dee pour sortir son premier album. Pratiquer l'euphémisme ou la litote en disant que celui-ci était attendu serait ici inapproprié. Un groupe du siècle dernier qui a tourné avec la majeure partie de la scène hexagonale, participé à moult compilations, sorti plusieurs maxis et qui n'a pas sorti d'album ? Impensable. Les multiples changements de line up n'ont sûrement pas aidé. Certes. C'est maintenant chose faite, elle est là la bête ! Passés de l'indus au métal indus, Dee n dee livre une production à couper le souffle. Impeccable. Dense, elle fait ressortir des guitares, véritables mastodontes d'intensité, la batterie, dans le rôle du rouleau compresseur et une voix écorchée, noire de hargne et de douleur. Concernant le fond, les rythmiques sont travaillées, les samples introduits avec parcimonie mais toujours à propos. L'écueil majeur avec l'indus, c'est que le style devienne une caricature de lui-même, en réduisant l'essence de la répétition propre au genre à la mort de la créativité. Malgré le côté hypnotisant des riffs répétés inlassablement avec une précision mécanique, Dee n dee a su donner à ses morceaux des identités distinctes, grâce notamment à la touche métallique. « Words » par exemple, se veut très nerveux, « Flighty child » est lui très down tempo, aérien ou encore « The job », titre ouverture de l'album aussi agressif que lancinant.
Le seul élément vraiment perfectible sur cet opus est la voix, qui gagnerait à prendre plus de risque, du point de vue mélodique pour pallier au côté par moment monocorde.
Ceci étant dit, Dee n dee me réconcilie avec la scène métal/indus française car « Words » fait vraiment mal et vous retourne littéralement l'encéphale à en devenir schizophrène. Surtout ne pas manquer.

Guiyomm Decibels Storm - novembre 2008
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