|

|
Pour ceux et celles qui ne connaissent pas ce charmant label madrilène qu’est la crypte de Dan, sachez que celui-ci soutient sans faillir la production brutal death, s’abreuvant de formations toutes plus obscures les unes que les autres, ayant en commun un appétit immodéré pour les vocaux glaireux et la double pédale en fonction « never stop ».
Et c’est entre un tas de viscères encore tiédasses et quelques boyaux fraîchement régurgités que Dan nous a encore dégotté deux merveilles fleurant bon la bidoche avariée !
Commençons par Decaying Form, duo australien qui affiche une fidélité inébranlable aux préceptes de ses glorieux aînés yankees, Devourment et Prophecy en tête de liste. Si vous chérissez le death texan, vous devriez ici trouver votre bonheur car Decaying Form cultive avec brio ce sens aigu de la brutalité mixé à un groove indéniable, cette batterie quasi mécanique qui se conjugue avec des riffs complexes débités au kilo, le tout pour des morceaux dépassant difficilement les trois minutes. Ajoutez à cela des textes empruntant plus à ce cher Chris Barnes qu’à Marc Lévy et vous obtiendrez au final une bien belle galette, produite comme il faut, qui fera le régal des petits et des grands !
Euh…
Traversons maintenant l’océan, quelques milliers de kilomètres au compteur plus tard et nous voilà arrivés sous un soleil de plomb… welcome to California my friend !
Enfin, welcome, c’est vite dit car à l’écoute de Pencil Lead Syringe, on ne se dit pas forcément qu’on était attendu avec bienveillance ! Car le grinding death chaotique et profondément dérangé qui constitue le fond de commerce des ces doux dingues s’apparente plus à une déclaration de guerre en bonne et due forme qu’à un accueil chaleureux de la part de vieux amis !
J’aurais du m’en douter à la lecture du titre de ce premier album, « Suffocated And Embalmed », et à la délicate couverture où l’on voit une demoiselle soigneusement découpée en deux, de haut en bas, ayant malheureusement (pour elle) atterri dans la cave d’un psychopathe qui s’est visiblement fait plaisir, à la vision du résultat final.
Ok les gars, et bien si c’est la Californie, ben moi je me taille !
Et vite ! |