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Toutes proportions gardées, cet album est à Das Ich et à l'Europe ce que "The downward spiral" est à Nine Inch Nails et aux Etats-Unis. Il s'agit ni plus ni moins d'un véritable mètre étalon de l'électro moderne, c'est à dire une fois digérées les influences des dinosaures Kraftwerk, DAF puis Laibach. Très objectivement, Das Ich s'est réellement sorti les tripes sur ce disque, tant au plan des compositions que de la production. Le dosage entre parties orchestrales et rythmiques est très subtil, très pensé. Il ne s'agit plus comme sur "Staub" d'en mettre plein la vue, mais d'utiliser chaque élément à bon escient dans une fusion jouissive. Les titres sont quasi-dansants, tout en gardant le côté néo-classique qui est la marque de fabrique du groupe. Une réussite vous dis-je. Qui peut résister aux brûlots que sont "Kindgott" ou "Destillat" ? Et qui n'est pas collé au fauteuil par l'intro über-géniale et percutante de "He Mensch" ? En fait, en se rendant légèrement plus rock, Das Ich a tout simplement gagné en efficacité. Vous me direz qu'il ne fallait pas être grand clerc pour deviner qu'une telle cause produirait un tel effet... Certes. Mais lorsque l'on se nomme Das Ich, et que l'on est statufié depuis 5 ans dans son pays comme Dieu de l'électro, ce genre de résolution n'est pas forcément facile à prendre, et le mérite en est encore plus grand. Ce disque est une grosse éponge qui a absorbé, pour le meilleur, un nombre assez élévé de styles primordiaux : néo-classique, électro, rock, goth. Et comme en outre le packaging est superbe, le fan est tout content de son achat. Achat que je vous conseille éminemment. |