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Originaire
du pays Teuton, Dark Suns n'en est pas à son coup d'essai avec
"Existence" puisqu'un premier album autoproduit "Swanlike" avait
vu le jour en 2002. C'est à cette époque qu'une rencontre avec
Mikael Akerfeldt, leader d'Opeth, avait débouché sur un florilège
de compliments en tous genres, auréolé d'une précieuse recommandation
auprès de divers labels. C'est finalement Prophecy qui flaira
la belle affaire et s'adjoint les services de Dark Suns dans
sa prestigieuse écurie. Aujourd'hui, le groupe sort son second
album, dans une droite lignée doom mélancolique, aux lourds
accents gothiques et atmosphériques. Les références évoquées
dans la biographie ne sont d'ailleurs pas usurpées, puisque
Anathema constitue un solide point de repère stylistique. Le
mimétisme avec la formation anglaise est d'ailleurs frappant,
tant au niveau des vocalises que sur celui des compositions,
puisque l'on retrouve ces climats éthérés, calmes et sereins,
tracés par une section rythmique usant de doigté pour faire
ressortir au mieux ces émotions noires et viscéralement belles.
En ce qui concerne le parallèle avec Porcupine Tree, je serais
plus méfiant, car rien ici ne peut rivaliser avec cette formation
prestigieuse et qu'il faudrait mieux éviter ce genre de comparaison
qui tourne inévitablement en faveur du groupe précité, intouchable
en matière de compositions alambiquées et lumineuses. D'autant
plus qu'ici, les 75 minutes que durent cet "Existence" ne s'apparentent
pas à une quelconque démonstration de virtuosité outrancière,
et que l'on trouve plutôt le temps long au bout du compte, car
le groupe s'enferme dans des structures classiques, voire basiques
qui auraient demandé un traitement plus synthétique de la part
de ses compositeurs.
Cet album est malgré tout sympathique ; oh pour sûr, il ne révolutionnera
rien dans le petit monde du doom soft et accessible, mais il
constituera un met de choix pour tout ceux et celles qui chérissent
"Eternity" et "Alternative 4" et se désolent du virage pop/rock
pris depuis par Anathema. |