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Chronique et review de l’album B Sides de Danko Jones.

Danko Jones

"B Sides"

(bad taste records -- 2009)

pochette de l’album B Sides de Danko Jonesimage élargie - pochette de l’album
Danko Jones - "B Sides"
Danko Jones fait partie de ces groupes, qui tels des sentinelles consciencieuses et enragées toutes habillées de cuir, se sentant investies d'une mission supérieure destinée à préserver le sacro-saint esprit rock n' roll le perpétue à jamais par le biais de compositions ne dérogeant jamais aux standards et codes du genre. En gros, « B-sides » c'est 27 titres qui disent : « le rock est plus vivant que jamais » et on vous emmerde.
Un « B sides » oscillant entre garage, punk et blues pas net aux entournures, qui ne fait jamais semblant. 27 chutes de studio retraçant la discographie du groupe depuis sa formation il y a 13 ans, avec aussi bien des morceaux issus du split EP « Ritual of the Savage » avec Gluecifer que des faces B de singles agrémenté de quelques reprises (Ramones, Elvis Costello). On comprendra ainsi mieux les différences qualitatives au niveau du son et du mix. Si l'on peut reprocher au trio canadien le manque d'originalité et la superficialité dans les thèmes abordés, en l'occurrence les filles, du cul, du sexe, les filles etc..., on ne peut pas leur enlever leur volontarisme et leur énergie démoniaque ainsi que leur capacité à créer la plupart de leurs morceaux avec quatre accords sans pour autant tomber dans la répétition systématique, en saluant également au passage leurs qualités d'interprètes : justesse et efficacité de l'exécution sont de mise.
Si on devait pointer un écueil, car il y en a un à mon humble avis, c'est cette prolifération de titres qui rend l'écoute en une seule traite de la galette, qui dure plus d'une heure, un peu lassante. En effet, s'il en existe des bons, voire excellents (« The rules », « My time is now » ou encore « Sex », « You ruin the day ») qui auraient peut-être mérités un véritable album studio, d'autres (principalement les plus courts) semblent faiblards et largement redondants : leur absence n'aurait manqué à personne.
Alors, si ce « B-sides » n'est pas l'album indispensable des trois canadiens - car ne nous y trompons pas, ce nouveau disque fait office de faire-valoir idoine pour une nouvelle tournée destinée à assouvir les besoins de « live » de ce groupe fait pour la scène - il reste un album de hard-rock de très bonne facture dont les aficionados du genre pourront se délecter.

Guiyomm Decibels Storm - novembre 2009
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