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Chronique et review de l'album Face The Colossus de Dagoba.

Dagoba

"Face The Colossus"

(season of mist -- 2008)

pochette de l'album Face The Colossus de Dagobaimage élargie - pochette de l'album
Dagoba - "Face The Colossus"
Dagoba est l'un des groupes de métal français les plus en vue, notamment du à leur précédent effort « What Hell Is About ? » aux qualités reconnues. « Face The Colossus », le nouvel opus du quatuor marseillais, ville plus réputée pour son rap que pour son métal agressif, est très attendu par leurs fans.
Déjà la pochette est tout à fait à mon goût. Un point positif qui donne envie d'insérer sa galette dans le lecteur et de mettre le son à fond pour s'en prendre plein les oreilles. Une fois la musique lancée, on sent de suite la patte du producteur Tue Madsen très réputé dans le milieu du métal pour avoir produit des groupes tels que Mnemic, The Haunted, Ektomorf, pour ne citer qu'eux vu la liste à rallonge. Ca effraie un peu en ce qui concerne l'originalité, mais passons outre, c'était juste pour radoter.
J'ai de suite eu l'impression d'avoir affaire à un métal plus mélodique que dans leur précédent effort. Ce détail se joue plus sur le côté instrumental que dans la voix. Je vous rassure tout de suite, ça continue à « blaster » et sonner lourd avec des riffs bien gras et une batterie « sur vitaminée ». L'album part sur les chapeaux de roue avec le premier single tiré de cet album qui porte. le même nom que l'album. Comme c'est audacieux ! Là où le bat blesse, c'est que la musique ne l'est pas spécialement plus. Même si on ne peut pas parler d'audace avec « Face the colossus », ce dernier comporte des chansons très bien menées qui fait la qualité de ce groupe, dont on peut être fier ! Ainsi, « Back from life » est une bonne illustration du son à la Dagoba, une piste mêlant très bien atmosphérique et agressivité qui rend l'écoute plus que plaisante. La voix de l'excellent Shawter est très entraînante dans le refrain, la recette qui a fait la réussite de « What hell is about? » semble présente, ou si on veut être d'avantage critique, trop présente. « Somebody died tonight » est dans la continuité de « Back from life », ce qui n'est pas pour déplaire à l'auditeur, désormais pris dans la mélodie mélancolique dagobienne. Malgré des chansons dépassant les cinq minutes, la lassitude n'est pas de mise. La cinquième chanson de l'album « The world in between » ancre l'album dans une ambiance résolument plus soft qui frôle la ballade par moment, à ce demander si le colosse n'a pas déjà été dompté. L'interlude, « Transylvania », comme la plupart des interludes, n'apporte pas grand-chose à l'édifice mais contentons nous de considérer celle-ci comme faisant partie du délire de l'artiste. « Orphan of you » réveille sacrément la bête, le son y est massif et le chant nettement plus hargneux, finit les lamentations mélancoliques ! « The nightfall and all its mistakes » marque le retour de la structure des chansons du début de l'album, et on commence dès lors à sentir un album qui piétine sur lui-même, ce qui est d'autant plus dommageable pour l'auditeur que la longueur des chansons quant à elle ne diminue pas. « Silence » soulage ce même auditeur et lui offre un répit, ce qui rend l'écoute de « Face the colossus » prolongeable et même agréable ! « The crash » et « Sudden death » conclut l'album sur la même note sur laquelle celui-ci avait commencé, sans grande surprise. Pour résumer, « Face the colossus » s'inscrit dans la continuité sans tomber dans l'inutilité. Dagoba a démontré une fois de plus son talent en offrant un album assez riche tant en émotion qu'en agressivité. Les fans seront peut-être dans l'attente d'un « renouveau » plus marqué après l'écoute de cet album mais je ne pense pas que la déception soit au rendez-vous.
Un album à se procurer !

Maxime Palluault Decibels Storm - septembre 2008
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