

Cropment - "Deadsoil"
Cropment commence à avoir de la bouteille avec ces dix ans d'existence, fort de ces précédentes productions à savoir « Braindrain Timeslavery » mcd de 2002, « Spiral Of Violence » leur premier album sorti en 2004, ou « Mutilation Through Contamination » démo sortie en 2008, les voici de retour avec un opus toujours aussi extrême et brutal : « Deadsoil ».
Cropment c'est encore un groupe Suisse qui pratique le brutal death à plein temps, avec rythmiques épileptiques entrecoupées de blasts infernaux aux arrangements amplifiés grâce à une production efficace.
Parlons tout d'abord de la pochette. On a ici une cover réalisée par l'artiste Pär Olofsson, dans un genre un peu du dessin de la pochette d'Obituary « Frozen In Time » ou encore celle de Dan Seagrave sur Suffocation « Souls To Deny ». Un désert apocalyptique... Vous avez déjà aperçu les oeuvres de ce dernier sur les albums d'Exodus « Let There Be Blood », Protitute Disfigurement « Decendants Of Depravity », des T-shirts de Dying Fetus et pleins d'autres. Je vous invite une fois de plus à aller jeter un oeil sur son site, c'est toujours intéressant de connaître les oeuvres d'un artiste: http://parolofsson.se
Au final , un booklet complet, avec paroles et un artwork sympa.
Venons-en après ceci à la musique de Cropment. Comme indiqué tout à l'heure, il s'agit ici de brutal death. Les titres sont composés de manière à d'abord amener des rythmiques syncopées, qui s'entrecoupent d'accélérations ultra brutales, avec des blasts sous acide. La voix de René Barthoulot se cantonne a rester très grave et la plupart du temps à imiter ici aussi le goret infernal qui essaie de parler la langue humaine, une sorte de porc-mutant. D'ailleurs sur « Deadsoil », pendant le morceau on a droit à exactement 2'20 pendant 19 secondes à un gruik similaire à une éructation tellement longue que je me demande si vraiment ça vient du fond de l'œsophage !!!
Mais à côté de cela l'ambiance bien que brutale et ravageuse, reste malgré tout sombre et imposante.
Ma chanson préférée est « The Act Of The Rotten Ones » parce que sa rythmique de départ est totalement oppressante.
Cropment ne cherche pas à être mélodique il veut tout dévaster sur son passage par une pluie de chansons toutes aussi barbares les unes que les autres. Le seul problème c'est qu'à la longue on peut s'épuiser, il ne faut pas être dans un état de grosse fatigue, le brutal death de cette trempe est également réservé aux spécialistes du genre.
Cropment le sait c'est pour cela qu'eux aussi ils n'ont fait qu'un album de 36 minutes parce qu'après cela, de toute façon, on ne se relève pas...