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En voilà une pochette qui illustre bien la thématique de justice sociale abordée par Crimson Falls ! On peut y voir un individu salement amoché, avachi sur une table passablement ensanglantée, ayant visiblement perdu ses dernières illusions quant à l’avènement d’un monde meilleur. Mais loin de ressasser inlassablement les mêmes poncifs éculés (« Bouh, qu’elle est moche la justice », « Bouh, la violence c’est pas beau ! » « Bouh les pauvres vont se rebeller ! »), Crimson Falls va plus loin et aborde le sujet avec le recul nécessaire à sa bonne compréhension et à un début d’analyse en bonne et due forme. Conséquence directe : On est loin du simple regard manichéen bien-mal, gentil-méchant. C’est toujours cela de gagné !
En matière de musique, Crimson Falls ne fait pas de gothic-métal, vous vous en seriez douté, mais œuvre dans un death-métal empreint de sonorités hardcore. Appellez cela du deathcore si vous voulez, bien qu’ici le death soit l’ingrédient principal au plat du jour. Toujours est-il que ces belges ne se limitent pas à un simple bourrinage en règle, alternant parties speed, mid-tempos et mosh, mais que les réminiscences death le rapprochent d’All Shall Perish ou des ses petits colègues d’Aborted. Les plans techniques sont certainement le fruit d’écoutes passionnées des dernières œuvres de Carcass (« Control alt delete » en illustration directe) et primo-Arch Enemy . Harmonies dissonantes, breaks astucieux, plans hardcore, interludes au piano, mélodies hypnotiques, voilà quelques un des ingrédients qui font de cette galette un mets de premier choix.
La production renforçant l’impact de cette matière première avec doigté, vous aurez compris que je ne peux que vous recommander l’acquisition de ce « True face of human nature ». |