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Chronique et review de l'album Between the Lines de Coit.

Coit

"Between the Lines"

(escudero records -- 2008)

pochette de l'album Between the Lines de Coitimage élargie - pochette de l'album
Coit - "Between the Lines"
Coït formé en 2002, est un groupe suisse de « grind'n'roll » qui a déjà sorti un premier album en 2005 et dont « Between the lines » est le petit frère. Les Helvètes étant réputés pour leurs calmes olympiens, les membres de Coït doivent être des expatriés. En effet, la galette est divisée en 16 pistes pour un total de 29 minutes de décharge de rage, ce qui vous laisse entrevoir par une rapide division la moyenne de la durée d'une chanson. « Scapegoat » est la première chanson viable de l'album qui permet de se faire une idée du « son » du groupe. Le résultat est sans grande surprise, ça part dans tous les sens mais ce n'est pas néanmoins mauvais. Coït laisse alors place à son originalité, à savoir pratiquer un grind entremêlé d'influence rock et hardcore ce qui donne des chansons alliant décharge de violence et passage plus calme avec chant Hardcore. Le résultat ne m'a pas émoustillé plus que ça tant certaines tracks sont mystérieuses. Je cherche d'ailleurs encore l'intérêt de la cinquième piste de l'album « 110.525.807.33.17 ». Connaissant peu la numérotation téléphonique suisse si cela est un numéro de service après-vente ou de sexe-conseil ça présenterait alors plus d'intérêt que la piste elle-même. De même, l'album commence sur une note politique avec une sorte de mixage entre un discours de Bush et de Sarkozy sans grand intérêt et surtout très cliché. La construction de l'album est bâtie sur un concept de « vérité dissimulé » qui prend son sens par moment dans l'album mais qui dans l'ensemble n'est pas vraiment flagrant à l'écoute de « Between the lines ». Néanmoins, l'album a ses bons moments ce qui se traduit souvent chez Coït par des chansons dépassant les 2 minutes. Ainsi, « Fire Fest » est une chanson intéressante avec une rythmique assez recherché et des parties de chant bien mené. Dans la même veine, «Agoraphobic» est également une belle démonstration de la qualité du groupe à faire une chanson violente et puissante à la fois. La fin de l'album est assez surprenante notamment avec la chanson « Between the lines » qui est la chanson qui m'a le plus marqué de « Between the lines » notamment grâce à une guitare hypnotique. Le deuxième opus de Coït, sponsorisé notamment par la Loterie de la Suisse Romande ne m'a donc pas émerveillé mais à toutefois suscité chez moi un intérêt. Après un voyage musical dans les nouveaux talents du Canton de Neuchâtel, il semble plus qu'intéressant de marquer une croix sur la carte et d'espérer y retrouver dans un futur proche un album de Coït plus long et surtout avec une cohérence d'avantage marquée.

Maxime Palluault Decibels Storm - février 2009
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