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CLOSER
NOMINON
SUICIDAL WINDS
HELLVETO
"Darkness in Me"
"Remnants of a Diabolical History"
" Total death n live"
" In the Glory of Heroes"
(puverised records -- 2007)

CLOSER - Darkness in Me - cliquez pour agrandir l'image.

NOMINON - Remnants of a Diabolical History - cliquez pour agrandir l'image.

SUICIDAL WINDS - Total Death n Live - cliquez pour agrandir l'image.

HELLVETO - In the Glory Of Heroes - cliquez pour agrandir l'image.

Voilà déjà 10 ans que ce label originaire de Singapour roule sa bosse dans les limbes de l’underground, proposant à qui veut bien l’entendre et surtout qui le peut (référence à la distribution parfois chaotique de ses artistes) une pléthore de formations extrême plus ou moins prometteuses. Je ne les mentionnerai pas toutes dans cette chronique, d’autant plus qu’un simple clic sur le lien présent à la fin de cette chronique quelque peu particulière vous donnera toutes les infos nécessaires à leur découverte en bonne et due forme…

Commençons la revue d’effectif en détail avec Closer. Originaire de Suède et née des cendres de Withered, cette formation propose avec « Closer » son premier mCD composé de trois petits titres. Typiquement nordique dans son approche, j’entends par là que celle-ci fait la part belle aux mélodies imparables, aux riffs rouleaux-compresseurs et aux breaks assassins, on pourrait la rapprocher des premiers albums des Finlandais de Diablo. Evidemment, si l’on s’en tient à une écoute rapide de ce « Darkness in me », At The Gates, In Flames ou Hatesphere peuvent constituer de rapides points de repères sans grande prise de risques mais pour peu que l’on se penche sur son cas, on y décèle un potentiel avéré et une volonté de bien faire dans tomber dans la simple redite des ses aînés. Je vous épargnerai tout commentaire superflu sur la production signée des studios Mega, cristalline et meurtrière. En l’état, trois petits titres pour onze minutes ne permettent pas encore d’émettre un jugement définitif sur Closer. Laissons leur passer l’épreuve du feu, en l’occurrence celle du premier album, pour y apposer un cachet définitif.

Nominon
est un survivant. Un rescapé de la grande époque du death métal suédois. Passé complètement inaperçu lors de sa formation en 1993, alors que les Dismember, Entombed et compagnie avaient déjà épuisé leurs cartouches les plus meurtrières, les Finlandais de Nominon se contentèrent des restes et leurs démos ne changèrent pas grand-chose à cet état de fait. La sentence était prononcée avant même d’aller plus loin. Errant alors de changements de line-ups en démos inutiles, Nominon traversa une longue période de disette, six ans exactement, avant d’enregistrer son premier album officiel « Diabolical Bloodshed » pour le compte des Espagnols de Xtreem Music. Rien de bien révolutionnaire je vous rassure, juste du pur death métal à la suédoise comme il s’en vendait par palette de cent à la fin des années 80. Repu de guitares grassouillettes et d’une batterie monolithique et écrasante si vous voyez ce que je veux dire. Idem pour le second méfait, « Recremation », qui sortit six ans plus tard. Une nouvelle fois suédois jusqu’au bout des ongles. Bref, vous l’aurez compris, les petits gars de Nominon ne sont pas des novices et cette compilation de vieux morceaux réenregistrés, d’extraits de démos et de EPs fleurent bon les plaisirs d’un autre temps. Onze titres à recommander pour les fans die-hard des débuts d’Entombed, Dismember et Grave, qui ne trouvent plus leur bonheur dans les productions actuelles.

En ce qui concerne Suicidal Winds, c’est une toute autre histoire. Nihiliste comme pas deux, brassant influences thrash, death et black sans vergogne, ces Suédois livrent ici un album live enregistré lors du Festung Open Air, qui s’est tenu l’année dernière en Allemagne. 13 titres plus une reprise de Kreator (surpriiiise !) et puis s’en va. Qu’ajouter à cela ? Suicidal Winds s’était déjà fendu d’un album live en 2000, pas forcément reconnu pour ses vertus artistiques contestables. Il en va de même pour celui-ci, on ne peut plus dispensable. Production spartiate, public discret, attitude jusqu’au boutiste, style redondant, tout cela sonne un peu cheap et les titres défilent invariablement les uns après les autres. Baillement. Bon, passons au suivant.

Hellveto Oh oh.
One-man band de Pologne.
Pas aussi infâme que certain de ses compatriotes illuminés par le blanc qui lave plus blanc que blanc, Hellveto se « contente » de mettre en musique ses croyances anciennes, de combats acharnés et ensanglantés où les notions de bravoure et de courage avaient encore un sens, tout comme cette approche très personnelle du paganisme.
Ce qui est sûr, c’est que L.O.N., l’âme tourmentée responsable de ce projet, est quelqu’un de prolifique. Ce « In the glory of heroes » est son neuvième album… en moins de 5 ans ! Hé hé en voilà un qui ne chôme pas pour sûr ! Certains devraient en prendre de la graine !
Oeuvrant toujours dans un pagan black furieux et débridé, lourdement lesté de synthés, Hellveto fait la part belle aux ambiances épiques d’un autre temps, tel un conteur de mythes et légendes oubliées. Divisé en deux parties, son dernier méfait s’inscrit dans la tradition développée depuis l’initial « Autumnal nights », à savoir un black métal lourd, atmosphérique, symphonique et racé. Sept morceaux de qualité pour 40 minutes de bonheur, cela ne se refuse pas ! Hellveto, un gage de qualité reconnu pour tout fan de pagan black métal bien fait !

site officiel de Pulverised records

 
Clem
Decibels Storm - février 2007