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Chronique et review de l'album Carpet de Ceremonial Oath.

Ceremonial Oath

"Carpet"

(black sun records -- 1995)

pochette de l'album Carpet de Ceremonial Oathimage élargie - pochette de l'album
Ceremonial Oath - "Carpet"
La scène suédoise de Göteborg doit beaucoup aux deux groupes-phares que sont In Flames et Dark Tranquillity ; ces deux groupes ont en commun leurs chanteurs, Anders Fridén d'In Flames et Mikael Stanne de Dark Tranquillity.
Effectivement, dans les premiers temps (je ne vous en parlerai que depuis le premier album, pas des ep's et demos) sur « Skydancer »(1993) c'est Fridén qui officiait en tant que chanteur dans Dark Tranquillity puisque Stanne était à la guitare, et à partir de « Of chaos of eternal night » (1995), Fridén est parti dans In Flames et Stanne a pris le chant.
Parallèlement, dans In Flames, au départ c'est Stanne qui chantait lors de la sortie de « Lunar Strain » en 1994, puis Fridén a pris le chant en 1996 après le court passage de Henrik Forss sur « Subterranean ».
Alors, me direz-vous, que vient faire Ceremonial Oath dans tout ça ?
Et bien, Ceremonial Oath existait depuis 1989 ; c'est globalement les prémices de ces deux groupes puisque lors du premier album « The Book of Truth » enregistré en 1992, on y retrouve déjà Jesper Stromblad à la basse (guitariste d'In Flames), Anders Iwers (qui rejoindra ensuite Tiamat), et lors du second album « Carpet » (dont nous allons parler), c'est Anders Fridén qui rejoint ces derniers et qui finalement aura chanté dans ces trois groupes.
Enfin bref, au départ de tous ces groupes, c'est plein de potes qui ont voulu faire de la musique.
« Carpet » est donc le second album de Ceremonial Oath. C'est un album extrêmement court puisqu'il ne dure que 31 minutes environ pour 7 titres; c'est vraiment pas grand chose...
Dans la musique de cet album, on sent le death mélodique qui veut s'exprimer, on sent la création malgré tout un peu brute pour l'instant d'une identité comme In Flames qu'on connaîtra sur « The Jester Race » puis « Clayman ». L'influence majeure de Ceremonial Oath demeure Iron Maiden : le death mélodique de cette trempe doit beaucoup aux Anglais.
Cela se constate sur la plupart des chansons mais surtout sur « The Day I Buried », « Dreamsong ».
C'est à juste titre que cette influence est matérialisée par la dernière chanson de l'album qui n'est autre qu'une excellente reprise de « Hallowed be thy name », médiocrement reprise quelques années plus tard par Cradle Of Filth également.
Ceremonial Oath cherche encore son style à cette époque; son death mélodique garde encore pas mal de résidus du thrash dans certaines rythmiques et accélérations, notamment sur « Immortalized ».
La voix de Fridén n'est pas encore maîtrisée comme elle l'est de nos jours ; son chant death doit lui faire mal à la gorge, notamment lors des passages plus ou moins hurlés sur « Hallowed be thy name ». Par contre, quand on disait que sur «Clayman » , on avait le début du chant clair de Fridén, ce n'est à mon sens pas vrai car, toujours sur la reprise de Maiden, on peut y apercevoir au tout début une once de chant clair.
Je finirai par la jaquette et le logo.
La cover de l'album c'est, à ce que j'en ai conclu, un morceau de tapis oriental ou quelque chose dans le genre mais vu de près. De toute façon, « Carpet » voulant dire tapis, moquette, je ne vois pas ce que cela pourrait être d'autre. Le logo n'est vraiment pas beau; dans les débuts des années 90, on cherchait à avoir des logos illisibles et tape-à-l'oeil. Ils auraient dû garder celui du premier album qui était beaucoup mieux.
Dans l'ensemble, c'est un bon album qu'il me plait toujours d'écouter même si c'est nettement moins détaillé qu'In Flames et que les finitions sont moins recherchées ; en même temps, c'était avant In Flames...

Arzhu Decibels Storm - septembre 2008
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