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Chronique et review de l'album Solar Lovers de Celestial Season.

Celestial Season

"Solar Lovers"

(displeased records -- 1995)

pochette de l'album Solar Lovers de Celestial Seasonimage élargie - pochette de l'album
Celestial Season - "Solar Lovers"
Voici un groupe qui m'a énormément plu dans les années 90's... Je ne me suis intéressé qu'à leurs débuts puisque formés en 1991 ; j'avais eu entre les mains leur démo-tape « Promises », ensuite leur premier album de death-doom « Forever Scarlet Passion » (excellent album soit-dit en passant, sorti chez Adipocere) avec les inoubliables « Cherish my pain » et « For eternity », puis ensuite cette perle de doom qu'est « Solar Lovers ». C'est durant cette période majestueuse que Celestial a brillé de mille feux, car ensuite Stephan Ruiters, n'étant pas attiré par l'orientation stoner qu'avait pris le groupe, a quitté celui-ci pour laisser la place à Cyril Crutz au chant (à la batterie aussi). D'ailleurs le EP « Soni Orb » qui vint après n'avait absolument pas suscité mon intérêt pour me pousser à écouter les trois albums qui suivirent avant le split en 2001.
Certains membres du début suivirent également au fur et à mesure le pas de Stephan Ruiters...
Bref, parlons un peu de ce « Solar Lovers ». Pour ce deuxième album, les Néerlandais ont quitté l'écurie Adipocere pour rejoindre celle de Displeased Records, peut-être pour plus de praticité sachant que ce label était aussi néerlandais, je ne sais pas.
« Solar Lovers » diffère de leur premier album en ce sens qu'il est beaucoup moins death pour être beaucoup plus doom et peut-être, par moment, débutant sur le stoner sur certaines rythmiques.
Onze titres composent cette production pour une durée d'environ 50 minutes, et quel très bon moment on passe avec ces chansons ! « Decamerone » démarre l'album sur les chapeaux de roue ; on reconnaît la patte de Celestial Season par la présence absolue de ces violons sur une rythmique assez lente et simpliste. Le chant de Stephan, lorsqu'il se fait clair, est parlé mais il revient vite à son chant death et pesant sur les morceaux. Ce sont les breaks avec le gros travail du violon qui font la volupté de cet album, ainsi que sa lourdeur et son infinie tristesse.
« Solar Child » annonce déjà les prémices de leur orientation stoner, tout en conservant le chant death.
Parmi les meilleures chansons de l'album, vu qu'il est difficile d'en citer une en particulier, se trouve « Soft Embalmer of the still midnight » qui propose une mélancolie d'une rare intensité grâce encore une fois aux violons et à l'ambiance générale qu'on peut déguster lorsqu'on arrive à deux minutes d'écoute du morceau. C'est exactement la même chose avec « Will you wait for the sun ».
Les chansons sont parsemées de petits instrumentaux comme « Body As Canvas », « The Holy Snake » et autre « Fandango » ou « A Tune From The Majestic Queen's Garden » qui durent environ une minute en moyenne et permettent d'appréhender plus facilement des chansons dont la durée dépasse les six minutes minimum.
J'en reviens à ce début de stoner très présent également sur « Dancing to a Thousand Symphonies », qui mêle la tristesse des violons à la voix death et au psyché.
S'il est aussi un morceau à ne pas manquer sur cet album, c'est la très très bonne reprise de « Vienna » du groupe Ultravox qui, grâce au chant death, donne beaucoup plus d'envergure au morceau.
« Solar Lovers », c'est un style de death/doom des années 90's avec beaucoup de violons, comme on n'en fait plus...

Arzhu Decibels Storm - octobre 2008
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