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Cet
import japonais du EP "Satik Majik" est une veritable somme
qui vaut bien des albums. En effet, y figurent non seulement
les quatre premiers titres, qui sont identiques à ceux de la
version européenne, mais en outre, en bonus nippons, "Autumn
twilight", "Golden blood (flooding)" et "Frozen rapture". Ces
trois-là étaient, en vérité déjà disponible sur le EP "Soul
sacrifice" et sur la compil "Gods of grind". Ajoutez deux morceaux
live dont la reprise de Black Sabbath "Sweet leaf" et vous obtenez
plus d'une heure dix de doom de haute tenue. Pas mal. Je me
concentrerai cependant sur les quatre titres du EP proprement
dit. Passons sur "Midnight mountain" qui figurait déjà sur l'album
"The ethereal mirror" et intéressons-nous aux trois autres.
"Hypnos 164" est un morceau tout à fait conforme à l'orientation
choisie par le groupe sur "The ethereal mirror" : il est relativement
rapide, rugueux et, pour tout dire, haineux. Très chouette.
"Cosmic funeral" est quant à lui excessivement bien nommé puisque
Cathedral y developpe un funeral doom du meilleur aloi, rendu
plus impressionnant encore par un son d'une crudité sans concession.
Lee Dorrian y est plus possédé que jamais ("Let's groove
sonic motherfucker!!!!!") et hurle sa haine à qui mieux-mieux.
Venons en dès lors au plat de résistance de ce EP, (qui n'a
de "E" que le nom) : "The voyage of the homeless sapien". Veritable
odyssée de 22 minutes, ce morceau est monstrueux. Cathedral
y développe à nouveau, mais cette fois sans détour, son amour
pour les premiers groupes progressifs et bizarres qui peuplaient
l'Angleterre à la fin des 60' - début des 70's. Le morceau se
découpe en 3 parties assez distinctes. Une première, d'une durée
d'environ 5 minutes durant laquelle le groupe développe un doom
de facture assez classique. Une seconde, de 4 minutes environ,
où le groupe alterne les passages ultra-heavy et les passages
étranges, avec gargouillis de créatures visqueuses et orgue.
La troisième partie est purement progressive, avec de l'orgue,
des flûtes, de la guitare "gentille" et un chant clair. Très
agréable. Puis, vers 15'40", le groupe reprend ses accents metal
et pond l'un des riffs les plus heavy de sa carrière, bien que,
il faut le dire, légèrement pompé sur celui de "Iron man" de
Black sabbath. Le tout s'achève dans une ambiance de Cour des
Miracles, une espèce de prophète déblatérant des conneries devant
un auditeur rigolard. Quant Cathedral se délasse, ça fait mal.
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