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Ce qui frappe d'emblée dans cet album est le son énorme dont il est doté. Il est vrai que l'édition ici chroniquée est un remaster, mais tout de même. Comme le dit joliment Jean-Pierre Coffe : "si vous congelez de la merde, vous décongelez de la merde". Pareil pour les remasters : vous ne pourrez jamais obtenir une tuerie si au départ vous n'avez qu'un pauvre truc poussif. Question compositions, la question est plus délicate. Si ce disque est, à n'en point douter, une très belle pièce de doom, mélancolique et puissante, il n'en demeure pas moins que l'on regrette parfois le côté épique d' "Epicus..." ou "Nightfall". Ici, l'accent est plutôt mis sur la virtuosité des membres du groupe et sur des structures plus complexes. Ce disque est aussi le dernier de l'époque la plus brillante de Candlemass. Au final, on ressort donc de cette écoute avec un goût un peu amer alors que, objectivement, cet album n'offre que peu de prise à la critique. C'est une de ces œuvres qu'il faut se forcer à écouter car on en retire finalement de grandes satisfactions et l'on s'aperçoit, en définitive, qu'il est aussi primordial que ses prédécesseurs en ce qui concerne le genre doom. |