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1992, Messiah Marcolin est parti. "On s'en fout, il était nul" crient les laudateurs du premier chanteur qu'on sait même plus son nom. Ca ne nous avance pas beaucoup, vu que ce n'est pas lui qui revient, mais bien un petit nouveau qui arrive, le dénommé Tomas Vikström. Qui ne fera d'ailleurs qu'un tour de piste. Il n'est pourtant pas mauvais, s'inscrivant au mieux dans l'héritage lyrico-tragique du groupe. Et le petit père Leif, ça vaut quoi ses riffs sur ce premier opus de l'ère post Messiah ? A vrai dire, c'est du grand classique. Très heavy, les morceaux accrochent sans difficulté. Les solos sont d'une propreté chirurgicale. Rien ne dépasse, c'est clean, c'est suédois ça, Monsieur. Une excursion épique est même entreprise et réussie avec "When the runes still speak". L'autre morceau long de l'album, "Temple of the dead" (glagla, j'ai peur) fonctionne moins bien en revanche. Sur "Aftermath", on plonge dans le vrai heavy moule-burnes de castrat et là, évidemment, je ne cautionne pas. Ceci dit, Leif a toujours été sujet à ces petites incartades. Le cap est bien redressé avec le vigoureux "Black eyes" qui comprend même de la double grosse caisse, c'est vous dire le degré d'innovation ! L'album est très convenablement clos par "The end of pain", bien heavy aussi, qui contient son lot de claviers. Sérieusement, ce disque, je l'ai acheté à sa sortie et je ne le renie pas. Mais à l'époque déjà, en comparaison de Cathedral, Paradise Lost et consorts, il sentait la naphtaline. Aujourd'hui, il apparaît complètement obsolète et ne pourrait jamais sortir. Pour amateurs de headbanging bovin et de titres de chansons débiles. Y'en a... |