 |
A'y-est, il est de retour !!!! Qui ? Ben le grand, le gros, le beau, le seul : Messiah Marcolin. "On s'en fout, il était nul" crient les laudateurs du premier chanteur. (J'ai pas déjà écrit ça ???) C'est vrai qu'il a une tendance à trop en faire, à gueuler quand il n'y a pas la place, à faire sa diva. Mais il apparaît que cette phrase devrait être conjuguée à l'imparfait. En effet, sur ce disque de reformation, Messiah est aussi sobre que possible. Aucune ou très peu de fautes de goût à déclarer à son passif. Il est rageur, gouailleur, ça oui. Mais pas trop cabot ici. Lyrique, oui, quand même, mais pas insupportable. Du côté musique, ça se passe vraiment plutôt bien. Les riffs de Leif sont en général dans le registre vraiment doom et quand ils ne le sont pas, ça ne tombe jamais dans la déliquescence 80's. C'est du robuste de chez robuste, un vrai catalogue de massues. Il faut dire que question production, les petits plats ont été mis dans les grands. Ca sonne exactement comme il faut : puissant mais pas clinique, profond mais pas clinquant. Vraiment bien. Il y a même un petit côté sale, très saturé, qui rajoute à l'ensemble un côté authentique alors que cette qualité n'était pas la plus envisageable de l'opération. A la vérité, ce disque fout une grande mandale du point de vue sonore. En voulant vraiment peser des oeufs de mouches dans des toiles d'araignée, on pourrait dire que ce côté massif est même un peu trop accentué et que le disque manque de nuance. Mais attendez, si vous voulez de la nuance et de la délicatesse, écoutez Benabar ou Calogero, deux artistes citoyens que j'aime vrément bocout. Non, pardon, vrèment baucou. Non, vreiment bôcoup. Non, je veux dire vreimant beauquou. Ah, merde, j'arrive pas à le dire...
Bon, alors pour résumer, ce disque est d'une classe folle, il en remontre en lourdeur à tous les petits jeunes des bayous, de Birmingham et d'ailleurs et faites pas votre chochotte, achetez moi ça au pas de charge. |