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Chronique et review de l'album Death Shall Rise de Cancer.

Cancer

"Death Shall Rise"

(vinyl solutions -- 1991)

pochette de l'album Death Shall Rise de Cancerimage élargie - pochette de l'album
Cancer - "Death Shall Rise"
Arf ! Dans toute la discographie de Cancer, ne sont intéressants et vraiment bons pour moi que les albums qui composent la première trilogie qu'est « To The gory end », « Death shall rise », « The Sins of Mankind », vu que lorsque « Black Faith » est sorti, je me suis demandé s'il s'agissait du même groupe et le reste sorti ensuite ne m'a pas suscité un intérêt véritable.
« Death Shall rise » est même certainement le meilleur album de Cancer : un album de death metal typiquement américain, typiquement floridien, avec tout ce qu'il faut pour s'élever au rang d'album culte alors que le groupe est originaire du Royaume Uni.
Le groupe a malheureusement splitté en 2005 pour la deuxième fois alors qu'il existait depuis 1989, pour finalement créer Hail of Fire qui, bien que pas mal inspiré, n'a sorti qu'une seule démo en 2006 et depuis, c'est le calme plat. « Death Shall Rise » peut s'élever au rang d'album culte pour plusieurs raisons.....
Tout d'abord, sa pochette. Cette cover est excellente ! Imaginez la faucheuse venir dans notre monde pour prendre ce qu'elle estime être son dû, avec une porte ouverte sur le sien. Cette cover est signée Junior Tomlin, illustrateur méconnu qui a travaillé aussi pour des jeux de cartes vraisemblablement, et dont le coup de crayon était pour ma part bien adapté à la scène death metal.
Alors que « To the gory end » avait été enregistré au studios LOCO et mixé au Morrisound, ce coup-ci, nos Anglais ont directement enregistré et mixé l'opus au Morrisound à Tampa avec l'homme du moment avec des mains en or qui a eu entre celles-ci bon nombre d'albums de groupes cultes tels qu'Obituary, Death, Loudblast... j'ai nommé : Scott Burns. C'est pour cela que l'album sonnera typiquement comme tous les autres groupes de la Bay Area : un gros son, très puissant, clair et tout simplement énorme.
Cancer exécute un death metal classique mais terriblement percutant. Les morceaux sont en place et avec des rythmiques qui explosent, des accélérations de psychopathes et des soli hurlants comme le hennissement d'un cheval. Cette ambiance lourde et maléfique est superbement bien orchestrée à travers les huit titres de l'album. Celui-ci commence d'ailleurs avec un morceau d'anthologie « Hung, Drawn and quartered » sur lequel le père Glen Benton vient pousser, en guest, un brin de hurlement.
A partir de là s'enchaînent les morceaux « Tasteless incest », « Burning Casket » et ainsi de suite avec une rage et une intensité folles pour ne redescendre qu'à la fin ultime de l'album.
On peut profiter du jeu de guitare du troisième mercenaire du Metal, le très grand James Murphy, venu rejoindre le groupe le temps de cet album. La voix de John Walker tient bien la route pour proférer des paroles sur un timbre à la Tardy mais avec les longs vomissements en moins.
S'il est un album de Cancer à posséder impérativement,c'est bien celui-ci et les insatiables du genre seront servis et n'auront plus qu'à partir en quête pour se le procurer s'ils ne l'ont déjà, celui-ci n'ayant pas été réédité, à ce que je sache.

Arzhu Decibels Storm - décembre 2008
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