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Chronique et review de l’album Head Up High de The Battalion.

The Battalion

"Head Up High"

(karisma recordsdark essence - 2010)

pochette de l’album Head Up High de The Battalionimage élargie – pochette de l’album
The Battalion - "Head Up High"
Deux ans après « Stronghold of men », retour de The Battalion ce combo norvégien formé de gars issus de plusieurs réunions cultes telles que Old Funeral, Grimsfist, Taake, Borknagar, St.Satan...
Rien de bien nouveau sur ce nouvel album, exactement la même recette qu'on avait pu découvrir sur le précédent, quelque chose entre le thrash crasseux, celui proche de la scène allemande à la Sodom, combiné avec des résidus blackened death, également plutôt élémentaires et assez primaires.
Il est clair que depuis un bon moment Dartkthrone qui avait été un des maitres du black metal, et qui est devenu maintenant un des maitres de ce genre de musique minimaliste, sera donc dans l'esprit, le style le plus proche que l'on pourra mettre à côté de The Battalion pour les situer. Je parle donc d'un style proche des albums « FOAD », « Black Flags » ou encore « Circle the wagons ». A cela on y ajoute la mouvance de Satyricon sur « Now Diabolical », avec un soupçon de rapidité à la Impaled Nazarene sans être aussi intense, un peu de feeling heavy, et on obtient : « Head up High ».
Beaucoup y trouveront leur compte dans ces 11 titres à l'attitude presque punk et sincère. Mais ce n'est pas dans la variation des morceaux que The Battalion a cherché l'originalité. En effet, bien que les titres soient tous sauvages, excitants à faire bander un âne mort, ce n'est pas non plus la révélation de l'année. Il n'y a rien dans cet album qui ne soit véritablement inventif hormis la pêche qu'il peut avoir.
Ça s'emballe comme un diable de tasmanie à la recherche de sa femelle, mais en plus, bien que l'album ne dure qu'à peine 38 minutes, il est temps qu'on en arrive au bout, parce qu'à un moment donné on commence à se faire chier à écouter toujours le même genre de morceaux.
C'est sûr que c'est album passe partout qui peut s'écouter sans forcément d'attente de grosse claque mais qui permet de donner assez d'énervement bénéfique à notre ration quotidienne. Le groupe se cantonne à envoyer une sauce piquante, à part sur quelques morceaux comme « When death becomes dangerous » où la facette crasseuse donne naissance à des riffs très rock'n'roll où l'on sent le Jack Daniel's pousser au cul comme un furoncle sous la jupe d'une nonne ou encore avec « Within the frame of the graveyard » qui prend des airs de heavy metal sur le solo.
On voit bien que The Battalion veut redonner vie à du thrash très roots, agrémenté d'idées black metal. Le résultat est bon, mais il ne perdurera certainement pas longtemps à cause de ce manque de variations. Les titres étant plus ou moins les mêmes, je doute que l'on s'enfile encore deux ou trois albums de la même teneur...
Jusqu'au bout les gars ne lâchent pas l'affaire, c'est tout à leur honneur, en attendant on profite de cette énergie, pour le reste on verra avec le temps...

Arzhu Decibels Storm - mars 2011
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