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Chronique et review de l'album Stronghold of Men de The Battalion.

The Battalion

"Stronghold of Men"

(dark essence records -- 2008)

pochette de l'album Stronghold of Men de The Battalionimage élargie – pochette de l’album
The Battalion - "Stronghold of Men"
Il n'y a rien de plus énervant que de lire des choses du genre: « avec des membres de groupes cultes machins et bidules... musiciens qualifiés, confirmés... », comme si c'était un critère de référence et que forcément, un side-project ou un groupe à part entière découlant d'autres groupes soit-disant connus doit obligatoirement être super bon.
Pour The Battalion , c'est ce genre d'histoire. Voilà, c'est en Norvège que se situent ses membres et ils ont joué dans des groupes « légendaires » (comme indiqué dans la bio) tels que Old Funeral, Grimsfist, Taake, Borknagar, St.Satan... Alors voilà, comme le disait ce vieux Albert, « tout est relatif ». Au niveau de groupes légendaires, chacun y voit ce qu'il veut ; de toute façon, dans ces groupes, je ne connais que Old Funeral, Taake et Borknagar (dernier groupe pour lequel j'ai tous les albums, d'ailleurs). Maintenant, dire qu'ils sont légendaires, c'est se vanter un petit peu quand même.
Sinon, et bien, The Battalion sort donc son premier album, après un petit 7" EP sorti juste l'année d'avant. On navigue dans quelles eaux finalement ?
Ben, du death/thrash ou du thrash/death, cela dépend des riffs; le premier style influant sur l'autre et vice-versa. Mais j'y noterai plus une atmosphère thrash. Le son est norvégien, à savoir donc très « blackened » comme disent certains, un peu crasseux pour faire bien roots et viril. Déjà, le premier titre porte le nom de « The spirit of masculinity » et je rajouterai d'ailleurs que leur premier EP est sorti sur leur propre label « Masculin records ». Avec tout ça, je me demande si cela ne cache pas un peu de misogynie ou de sexisme…
Bref, 11 titres de thrash/death bien viril (on l'aura compris), avec des rythmiques agressives « pêchues » qui parfois quand même ne cassent pas trois pattes à un canard.
La voix se rapproche de celles de Tom Angelripper de Sodom et de Mika Luttinen d'Impaled Nazarene. Le chanteur est un hurleur de première ; mais tout au long de l'album, bien qu'il ne soit pas très long puisque 36 minutes environ, ça peut lasser.
La musique est très old school ; on ne s'embarrasse pas avec les détails, c'est du gros son, du lourd, logo et nom de groupe oblige, c'est la guerre et pas la petite bataille de quartier. On sent une nostalgie peut-être de groupes comme Venom, pour ses compositions pures et brutes.
On ne passe pas un mauvais moment non plus ; c'est largement écoutable, agressif... On peut headbanguer si on veut, si si je vous assure, mais je crois que cela prendrait plus d'ampleur et plus de dimension en concert.
Comme ça, sur CD, malgré plusieurs écoutes, on assiste à un déballage de vieux riffs thrash, même un peu punk et « rock » (terme à ne pas prendre au premier degré) ; le côté death est aussi présent mais il ne faut pas tomber dans le trip The Unkinds, Rocking Dildos ou autre Driller Killer qui ne sont pas ma tasse de thé.
Avis seulement aux amateurs...

Arzhu Decibels Storm - octobre 2008
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