

Boozing Truckers - "One More"
Ces dernières années, on s'aperçoit véritablement que le monde est une boucle perpétuelle et que finalement, tout revient à la mode un jour.
Lorsqu'on remarque que les pattes d'eph ont fait leur grand retour, que le disco reprend du service, que des groupes comme Witchsmeller Pursuivant perpétuent une musique roots et rock'n'roll, on ne peut que s'incliner devant le fait que des combos comme Boozing Truckers voient le jour.
Enfin, « voient le jour », c'est vite dit, puisqu'ils existent depuis 2003; je conçois que ce n'est pas très vieux par rapport à Black Sabbath, mais ce n'est pas de cette année non plus...
Boozing Truckers s'est fendu d'un Ep en 2005 et de cet album en octobre 2007.
Une fois de plus, force est de constater que les nouvelles productions proposent des albums relativement courts. A peine 37 minutes permettent à l'auditeur de découvrir la mixture musicale de Boozing Truckers. D'ailleurs, d'où provient ce nom?
« One more » semble être un titre d'album invitant l'auditeur à consommer un peu plus comme on peut le voir sur la pochette qui représente une bouteille allongée et vide.
Quelle sorte de musique peut-on attendre de ces messieurs ? Et bien, en fait je n'ai pas trouvé cela très Metal en soi, c'est plutôt des riffs bien gras de blues, de rock'n'roll, un peu stoner, avec la dose de poils et de virilité qu'il faut à un vrai mâle...
On navigue facilement dans un trip très groove, un peu cajun parfois notamment sur « crossroads » et sa guitare acoustique. On découvre un genre de musique pour les Hells Angels avec des inspirations de Black Sabbath , de Cathedral (surtout les chansons « Ride » ou « Midnight Mountain ») avec le morceau « Sin city ».
On profite de leurs créations musicales comme si l'on était dans un bar en fin de nuit, avec un reste de bouteille à finir, un peu bourré, la clope au bec et l'esprit à peine embrouillé. Boozing Truckers nous emmène sur le bateau pour traverser leur rivière groove et stoner pleine de rapides et de cascades .
La voix du chanteur donne un effet encore plus alcoolisé à l'ensemble, entre un Danzig en forme et un Lee Dorian à voix rocailleuse et envoûtante. Le truc, c'est que cette musique n'est pas fabuleuse en fait, il n'y a rien d'exceptionnel mais l'ambiance créée vous emporte facilement au gré de l'album; jusqu'à la fin, c'est du velour avec quelques échardes.
Lumière tamisée, un petit verre de bourbon, « One more » se consomme à température ambiante et se déguste jusqu'à la dernière goutte.
Leur côté plaisant/déplaisant, aigre/doux fait de ce groupe son intérêt.