|
Cet album s'ouvre sur une bombinette patentée, "The Red and The Black", et son style speedé. C'est un festival de guitares incisives, tant en riffs qu'en solos et l'on se dit que Blue Öyster Cult gagne là ses galons de très grand du hard-rock, comme l'on disait à l'époque. Cet album se décompose en deux parties, "The black" et "The red", qui ont chacune leur identité, leur tonalité particulière. La première se déroule pleinement sous le signe de la furie du titre d'ouverture et nous offre des titres d'une redoutable férocité tels le très rock "Hot rails to hell" ou le torturé "Seven screaming diz-busters". La basse frappe, les guitares tranchent : aucun doute, ces 4 premiers morceaux sont méchants. La seconde partie, "The red", est plus jazzy, plus swinguante. Le groupe crée une magnifique ambiance sombre sur "Teen Archer" et "seventise" à tout-va sur "Mistress of the Salmon Salts (Quicklime Girl)". Ce second album est donc d'un équilibre remarquable, et nous montre toute l'étendue du talent du groupe, tant sur le plan des compositions que sur celui de l'interprétation, parfaite. |