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En cette année 1975, après trois albums des plus consistants, BÖC est sur la scène hard-rock le quasi égal de Led Zeppelin et enfonce Black Sabbath grâce à sa nationalité américaine qui lui ouvre un marché illimité. C'est le bon moment pour enregistrer l'indispensable album live des années 70. Ce qu'il fait très honnêtement avec ce disque qui n'est certes pas le meilleur album live, mais pour lequel j'ai une tendresse certaine dans la mesure où il clôt l'époque la plus passionnante du groupe. Tous ses classiques y figurent, à l'exception notable et regrettable de "Dominance and submission". Hormis cet oubli impardonnable, cet album est donc une collection assez saisissante de hits que le groupe a la bonne idée de ne point trop trafiquer pour l'occasion, à l'exception çà d'un solo de guitare étiré ("The subhuman"), là de riffs rapportés ("ME 262"). Ce disque fleure bon une époque révolue, celle où les groupes de hard-rock passaient encore pour des sectes dangereuses, tout en mobilisant des stades entiers de fans dévoués. Il s'achève sur un "Born to be wild" cataclysmique et ferrailleur, appel du pied aux fans bikers du groupe. C'étaient quand même bien les années 70. |