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Chronique et review de l’album Emaciated Deity de Bliss of Flesh.

Bliss of Flesh

"Emaciated Deity"

(twilight vertrieb -- 2009)

pochette de l’album Emaciated Deity de Bliss of Fleshimage élargie - pochette de l’album
Bliss of Flesh - "Emaciated Deity"
Tiens, un groupe français de death/black "à blasts"... Le genre n'est pas si souvent pratiqué sur notre beau territoire pour que l'on s'y intéresse. La bio indique qu'on serait à la croisée des chemins entre Behemoth et Arkhon Infaustus, mais à la vérité, c'est beaucoup plus des premiers que se rapproche le style de ce premier LP (qui fait suite à un MCD et deux splits). Parfaitement produit, avec un petit goût suédois pas dégueulasse (Naglfar n'est pas loin), ce disque frappe avec aisance là où ça fait mal. Il comporte en effet tous les petits trucs qui permettent à un groupe de ce style de dégommer sa cible de manière certaine : capacité technique, quelques chorus dissonants, un son profond et un chant parfaitement adapté (qui emprunte parfois des accents "attilesques" surprenants et bienvenus). La capacité à varier les ambiances et les tempos sont également un des attraits de ce disque (le second titre est à ce titre parfaitement illustratif). Le groupe ne reste en effet jamais les deux pieds dans le même sabot et explore consciencieusement tous le spectre des musiques agressives et sombres, pour mieux légitimer leur présence sur une scène déjà saturée hors de nos frontières. Tous les morceaux de cet album font preuve d'une cohésion féroce, avec des parties rythmiques de haute volée et une approche dynamique qui ne peuvent qu'embarquer l'auditeur dans une envie de taper du pied du meilleur aloi. On peut ici citer le 8ème titre qui thrashe férocement. Bliss of Flesh, qui est manifestement un combo plutôt récent, parvient pourtant déjà à se présenter avec ce premier LP comme une équipée de vieux briscards connaissant parfaitement leur affaire. "Emaciated deity" n'est donc pas seulement un album de death/black de plus et on ne peut que souhaiter qu'il connaisse un vrai succès.

Alexis Kieffer Decibels Storm - avril 2009
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