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Chronique
couplée s'il vous plaît ! Et justifiée qui plus est ! Car celle-ci
illustre une ouverture d'esprit et d'horizons du label espagnol
Arise vers d'autres terres que celles dans lesquelles il excellait
jusqu'ici, en l'occurrence le heavy metal à toutes les sauces
! Technique, atmosphérique, mélodique, progressif entre autres
! Car oui, même si peu de personnes pouvaient croire que ce
défenseur d'une certaine tradition métallique oserait se frotter
au heavy/death tel qu'on le pratique aujourd'hui, et bien la
réalité, et le constat d'autant plus implacable, est bien là.
Mais, après tout, pourquoi pas ? Si le produit fini est à la
hauteur de nos attentes ? Et c'est bien là que le bât blesse,
car ces deux groupes sont exactement dans la mouvance du style
précité et qu'aucune surprise n'est au rendez-vous, ni plus,
ni moins. Des preuves ? Arise est allé chercher ces deux formations
en Finlande, terre hautement productive en la matière, et référentielle
à plus d'un titre ! N'y a-t-il pas en Espagne quelques métalleux
qui officient dans ce style avec classe et brio ? Et sur quels
critères Arise a-t-il sélectionné ses deux poulains ? L'originalité
? J'en doute, la technicité ? Pour sûr, l'aptitude à retranscrire
musicalement ce que le public potentiel pourrait attendre d'eux
? Certainement. Et c'est cela qui me gêne, car même si les albums
de Blind Stare et Sinisthra sont (forcément) bons et (forcément)
bien produits, il n'en demeurent pas moins honteusement plats
et sans la moindre prise de risque stylistique, ce qui constitue
un talon d'Achille indéniable lorsque l'on sait combien de groupes
officient aujourd'hui dans la même mouvance. La surproduction
et l'écoeurement ne sont plus très loin, alors par pitié, faites
du heavy/death, avec un soupçon de black (notamment pour les
vocalises) dans le cas de Blind Stare, foncièrement heavy dans
le cas de Sinisthra, mais faites-le avec vos tripes et sans
ce souci de mimétisme acharné avec les formations les plus en
vue, vous verrez, la reconnaissance du public n'en sera que
plus justifiée.
En l'état actuel des choses, les copies restent à revoir pour
les deux compagnons de galère, même motif, même punition ! |