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C'est
au hasard d'une divagation dans les rues de Paris, m'ayant emportée
à la boutique du "Grouft", que je rencontrais Taranis. À force
de persuasion, celui-ci me conduit jusqu'au Kata-Bar, lieu de
perdition des corbeaux de la capitale, boire quelques pintes.
C'est alors qu'il m'explique son œuvre au sein de Anwynn, où
il officie en tant que guitariste. Quelques jours après mon
retour de Paname, un cd s'échoue dans ma boîte aux lettres,
je m'en vais vous conter mes impressions à vif : d'abord, avis
aux non-amateurs de true black metal, ce split Blackstorm /
Anwynn ne dissimule pas son côté chauvin, pour ne pas dire nationaliste
(ce que réfutait pourtant mon cher collègue Taranis). En dépit
des thèmes païens évoqués dans chaque titre de Blackstorm, leur
musique se révèle riche en colère guerrière, dotée d'une maturité
bien présente au niveau des compos, toutefois à développer.
Le chant est malheureusement trop en retrait, car pour du true
black, ce dernier est assez bien placé. Inutile de dire que
la clarté de la production est fidèle au genre, c'est à dire
basique et un peu brouillon, mais c'est ce qui plaît, et qui
nous renvoie à nos premières amours en matière de black avec
les immortels Darkthrone, Graveland et autre Burzum. L'ombre
au tableau est la présence d'une boîte à rythmes, palliant l'absence
d'une batterie. Dommage, cela rend la musique de Blackstorm
moins puissante qu'elle ne le mérite. Anwynn quant à lui se
démarque par un style plus sombre et plus fouillé. En effet,
les riffs proposent des mélodies plus étoffées et plus travaillées.
Les tempos sont moins speed que leurs confrères de Blackstorm,
ce qui leur offre une plus grande capacité de diversité dans
les compos. Ainsi, les titres se suivent mais ne se ressemblent
pas. Cela fait donc plaisir à écouter. Le chant reste tout aussi
black, le timbre du vocaliste étant un peu moins haut perché
que la plupart de ses confrères. Quelques parties de guitares
sans disto ponctuent cette enchaînement de haine, pour apaiser
les auditeurs, et pour souligner l'aspect mélancolique propre
à la chute de nos ancêtres, à travers le thème d'Alésia.(NDLR
: Alésia se trouve en Bourgogne, patrie de mes ancêtres, avec
la Lorraine… Et oui, pour ceux qui me croyaient juive…) |