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Artefact |
"Ruins" |
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(rupture music -- 2008) |
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![]() ![]() Artefact - "Ruins" |
Le nom d'Artefact commence à bien circuler dans l'underground français, et ce nouvel album arrive au bon moment pour enfoncer le clou (bien profond.) et faire passer le groupe a un stade supérieur.
Bien entendu, on pense à la Norvège en écoutant ce "Ruins". Mais pas seulement. On se trouve à la croisée des chemins entre Emperor, Opeth, Enslaved, et Kampfar. A la fois, brutal et mélodique, technique et accrocheur, « simple » et sophistiqué. Le groupe a atteint une maturité et un savoir-faire qui leur permet de composer des morceaux complexes et abrasifs, mais sans jamais lasser l'auditeur. En clair, c'est souvent rugueux mais ça glisse tout seul ! Reprenons. Artefact est donc brutal. Son black-metal est plus rentre-dedans qu'à l'accoutumée, le groupe ne reniant pas ses origines. Les parties rapides étant parfaitement exécutées et le chant de Runenlyd, hargneux au possible. Mais aussi, mélodique. Les apparitions du chant clair et des chours sont lumineuses et viennent adoucir quelque peu leur musique. Les chorus de guitares et les parties acoustiques sont, elles, de toute beauté. Metal Technique. car le niveau du groupe est conséquent. Il peut enchaîner un blast bien brutal avec une envolée progressive digne d'un Opeth, sans sourciller. .Et accrocheur. Car chaque morceau contient au moins un riff, une ligne de chant, ou une rythmique faisant effet dès la première écoute. Et aussi simple. Car la musique semble s'écouler naturellement, sans fioritures. Tout en étant sophistiqué. Les chansons à structure alambiquée sont nombreuses, Artefact aimant à étendre son discours. Le travail sur les guitares est, mine de rien, remarquable. Le son est réussi et pourtant le groupe semble n'avoir pas bénéficié de conditions extraordinaires. Comme quoi, quand on le veut et que l'on a un minimum de talent. Ce « Ruins » sonne donc très « live » et, de fait, très « humain ». Je ne rentrerais pas dans le détail de telles ou telles compos, j'ai appréhendé cet album comme un tout, d'un bloc. « Ruins » est le travail le plus abouti d'Artefact. Le plus homogène aussi. Par ailleurs, il est presque étonnant qu'un groupe dont l'origine géographique évoque surtout le soleil et la mer, arrive aussi bien à évoquer les froides forêts de Scandinavie, ou la rudesse des contrées issues d'un monde « médiéval fantastique ». Artefact nous signe là un excellent album, riche, intense et profond. Un album qui nécessitera de nombreuses écoutes avant d'en découvrir toutes les subtilités. Il est venu le temps pour Artefact de briller en devant de scène ! A acheter sans hésiter. En ce début d'année, Rupture Music avec les albums d'Artefact et de Destinity (et le prochain de Dyslesia ??) marque assurément un grand coup ! |
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Christophe Noguès |
Decibels Storm - février 2008 |
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