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Chronique et review de l'album United in Regret de Arsis.

Arsis

"United in Regret"

(willowtip records -- 2006)

pochette de l'album United in Regret de Arsisimage élargie - pochette de l'album
Arsis - "United in Regret"
Après nous avoir laissé le temps d'assimiler « A celebration of guilt » et nous avoir fait patienter avec le EP « A diamond for disease », voici que les Américains d'Arsis reviennent en force avec ce deuxième opus.
James et Michael sont toujours les deux seuls protagonistes de l'aventure, mais leur talent est toujours de la partie. Si « A celebration of guilt » avait montré au monde l'inébranlable technicité du duo, celui-ci affirme sa puissance et son inventivité.
Beaucoup moins inspiré par la scène suédoise, cet album se veut plus personnel, peut-être plus américain, mais provoque toujours autant d'émoi à son écoute. On assiste sans défense à un déluge de riffs aussi techniques, rapides, précis, brutaux et mélodiques les uns que les autres. Il n'y a pas la moindre petite faille permettant à une remarque désobligeante de s'engouffrer pour provoquer le doute et ébranler l'édifice d'Arsis.
« United in regret » est une montagne qu'il faut escalader en écoutant les morceaux minute par minute et en décortiquant toute les subtilités et toutes les notes qui se terrent dans tous les recoins pour arriver au sommet et se dire que cet album est un chef-d'oeuvre du Metal extrême.
Une fois de plus, toute la musique a été composée par James Malone ainsi que les paroles qui sont interprétées par le maestro en personne avec sa voix black/death aiguë et agressive.
Et une fois de plus également, ils ont fait appel aux crayons de Mark Riddick pour illustrer magnifiquement le booklet.
La musique d'Arsis est difficile à suivre... Dès « Oh, the Humanity », on est subjugué par un son clair et limpide, mais ce sont encore les guitares qui font halluciner.
Comment peut-on être aussi rapide, brutal, technique et mélodique à la fois.Les rythmiques défilent à la vitesse de la lumière...
On pourra cependant constater quelques ralentissements, notamment sur « ...And the blind one came » qui propose un feeling beaucoup plus mid-tempo au milieu du morceau pour laisser libre cours à un solo heavy metal très long. La complexité des morceaux comme sur « A celebration of Guilt » ne permet pas de lâcher l'écoute de l'album un seul instant comme sur leur premier opus, sinon on se perdrait dans les méandres des mélodies riches en enchevêtrement de riffs...
Chaque nouveau morceau est une démonstration: « Lust before the maggots conquest », « The marriage bed »... Arsis ne joue pas de la musique extrême, Arsis « est » la musique extrême ; c'est avec une facilité d'exécution que James nous balance ses créations aux oreilles, comme si elles devaient indubitablement sortir de son esprit déjà toutes structurées et pressées d'envahir le monde.
Comme je le disais tout à l'heure, si l'influence suédoise a été mise de côté, cela n'a en rien entamé le pouvoir de destruction d'Arsis qui, bien que sa brutalité soit liée aux mélodies, possède un feeling très heavy sur les soli, tels que sur « The things you said ».
Cette génération de death technique a de beaux jours devant elle et Arsis n'a pas fini de faire parler de lui. La preuve en est que son successeur « We are Nightmare », sorti en 2008, sera une fois de plus un nouveau palier d'atteint...

Arzhu Decibels Storm - décembre 2008
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