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Anata nous revient avec une bombe. "Under a stone with no inscription" est un vrai shaker : on en ressort complètement retourné. Les riffs tout à fait tordus s'accouplent sans vergogne avec des blast-beats inhumains, une basse au format de gourdin néandertalien venant régler le sprint de ce petit monde revenu au stade de la sauvagerie primale. Un vrai, beau et grand massacre. Le terme de death-core a été utilisé et il correspond plutôt bien à cette musique dissonante et extrêmement dynamique. On retrouve en effet dans ce disque une urgence que peu de groupes de death-metal sont encore capables de faire transpirer. Certes, la voie choisie est tortueuse et risque fort d'égarer en chemin ceux qui ne seraient pas prévenus de se qui se trame derrière la pochette morbide de ce disque, à savoir un cataclysme. Mais on ne peut cependant qu'être impressionné car dans ce conglomérat de tonnerre et de coups, la maîtrise technique de tous les musiciens est impeccable et leur permet de toujours retomber sur leurs pieds. Malgré son côté outrancier, ce disque parvient à rester du bon côté de la débauche : jamais il ne tombe dans le bordélique. Car le groupe a tout de même su préserver dans chacun de ses titres des espaces de temporisation à base de riffs heavy qui jouent le rôle de médiateur entre deux accès de démence. Suprême audace, mais avec lui nous y étions déjà habitués, Anata se permet de pondre un titre final long de plus de sept minutes ("Any kind of magic and miracle"), chemin sinueux et homérique vers un repos salvateur qui aura toutefois du mal à s'imposer vu la dose massive d'énervement procurée par le disque. "Under a stone with no inscription" est une épreuve. Du feu, bien entendu. |