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Le son s'est raffiné, les compos virevoltent. Mais quelle odeur d'esbrouffe, d'épat' à deux sous. Les excellents titres ne manquent pas : "Better unborn", "My kantele", le fabuleux "The orphan" et le morceau titre, très typé Therion. Mais entre tout ça, que de riffs faciles, que de claviers cuculs la praline, que de naïveté. Bon, j'admets que l'acoustique "Weeper on the shore" a aussi de la gueule. Mais comme l'ensemble manque de grâce. Amorphis a tenté de taper fort avec ce disque, mais trop d'égarements, trop d'inégalités le plombent irrémédiablement. Sans compter que le chant death grogné se mèle difficilement à ces compos toujours plus tournées vers la mélodie. Surtout que le chant clair, vraiment excellent, donne, par comparaison, un terrible coup de vieux au chant death. Autre sujet de râlerie : le son des claviers. Il erre systématiquement dans des thématiques synthé-ringardes alors que la revendication folk de l'album aurait justifié le recours à des claviers plus organiques. Et que dire, dans le registre "ringard" des breaks electro-folk-charly-olegiesque de "Cares" ? Toutes ses maladresses font qu'Elegy doit finalement être considéré comme un honnête point de départ et non comme un aboutissement en soi. Brouillon soigné, il n'en demeure pas moins que l'esquisse des choses très sympathiques qu'un Amorphis libéré pondra ensuite. A suivre. |