home albums videos live reports interviews concerts liens contact
 

AMOK "Lullabies of Silence"
(fastbeat -- 2006)
AMOK - Lullabies of Silence - cliquez pour agrandir l'image.

Un parfum de révolte flotte sur la paisible ville de Genève ! Quatre fous furieux, identifiés sous le doux patronyme d’Amok, sèment le trouble en terre helvète ! L’objet du délit ? Un album intitulé « Lullabies of silence », faisant la part belle à un death métal délibérément technique et furieusement barré ! Suite logique de deux mini-cds déjà fort bien reçus en leur temps, celui-ci propulse le groupe dans le peloton de tête des plus fins pourvoyeurs de violence maîtrisée. Aux côtés des défunts Nostromo et des bien-vivants Knut, voici venir le nouveau porte-drapeau de la brutalité romande ! Oups, j’allais oublier les petits faux-nouveaux de Mumakil ! Glurps ! Omission réparée à temps !

Revenons à nos moutons, nul besoin de longs discours ni de palabres éternelles, Amok constitue la réponse idéale à la scène technico-brutale américaine, Dying Fetus et Cephalic Carnage en tête de liste ! Un poil moins déjanté, certes, mais d’une puissance égale sinon supérieure ! Les breaks sont bien entendus imprévus et assassins, la section rythmique testostéronée martèle avec frénésie et rigueur (normal pour un combo helvétique me direz-vous) et se fait un malin plaisir à employer une montagne de riffs sur chaque morceau tandis que la batterie se charge d’annihiler avec brio les dernières velléités progressives…pour notre plus bonheur ! Inutile de revenir sur la production atomique signée Serge Morattei et le mastering nucléaire de Allan Douches, les deux sont excellents, bien sûr, et offrent à l’album un son de rêve qui habille à merveille le maelstrom death métallique d’Amok.

Ce sont bien là trente-cinq minutes intenses qui nous sont proposées, aucun doute là-dessus, et bien malin celui qui trouvera quelque chose à reprocher à ce premier album exemplaire, vierge de tout défaut majeur, et qui augure d’un avenir radieux pour ce club des quatre d’un autre genre !

 
Clem
Decibels Storm - septembre 2006