home albums videos live reports interviews concerts liens contact

decibels storm > chroniques d'albums > Ambryo -2007- Dead End Street

Ambryo
"Dead End Street"
 
(great dane records -- 2007)
pochette de l'album Dead End Street de Ambryoimage élargie - album cover
Ambryo - "Dead End Street"
Ambryo est donc de retour avec un deuxième album, trois ans après leur premier coup d'essai ("Ambryo") assez réussi, mélangeant les styles forgeant l'identité naissante du groupe. Pour cette deuxième salve, on était en mesure d'attendre au moins aussi bien, sinon mieux. Pourtant dès la première écoute de cet album on aura vite compris l'essentiel : cet opus ne concrétise hélas pas les espoirs qu'on pouvait légitimement placer en lui. A sa décharge, le combo yvelinois sait cependant faire une musique de qualité. Techniquement parlant, elle tient même plutôt bien la route, les membres n'ayant plus à prouver leurs compétences en tant qu'interprètes. Côté production, rien à dire non plus, l'ensemble est soigné, le mix efficace. Le disque s'écoute. Mais alors, allez-vous vous écrier, "où le bât blesse-t-il donc" ? C'est au niveau de la composition qu'il faudra chercher la faille. Quelle était la démarche du groupe quand il a créé "My dead end street" ? Mystère. Toujours est-il que trop d'influences tue l'imagination et le groupe semble avoir confondu inspiration et imitation. Par exemple, quand Ambryo parle de death mélodique scandinave il faut comprendre : Ambryo fait du rock suédois, ce que les suédois eux font depuis quinze ans. Les titres, du premier "Belegen" au dernier " My dead end street", s'enchaînent tels des clones, guidés par un chant hurlé ( qui au demeurant aurait pu être intéressant) ne variant pas d'un pouce et des riffs "néo death" que rien ne distingue, empêchant pour ma part toute analyse des morceaux. Résultat un : on s'ennuie avec un album qui lasse très vite du une incapacité manifeste pour les musiciens à synthétiser leurs influences pour les remanier à leur propre sauce. Résultat deux : un groupe qui se cherche et qui malheureusement ne se trouve pas, perdant son semblant d'âme. On aurait espéré vraiment mieux d'Ambryo. Dommage.
 
 
Guiyomm
Decibels Storm - février 2008
 

 

retour | accueil | chroniques d'albums

 

Decibels Storm - au coeur du Metal depuis 1989