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Chronique et review de l'album Vitriolic de Akrival.

Akrival

"Vitriolic"

(pictonian records -- 2008)

pochette de l'album Vitriolic de Akrivalimage élargie - pochette de l'album
Akrival - "Vitriolic"
Approximativement inconnus, les Allemands d'Akrival se lancent dans le grand bain en frappant d'emblée les esprits avec une musique ambitieuse et de bon goût. Ils pratiquent en effet un mélange assez inattendu entre une approche progressive propre au death metal technique en vogue dans les 90's et des sonorités propres au black metal. Le chant, qui est d'ailleurs le point faible de ce disque, puise également dans la grammaire black. Avec cependant un côté "bovin" nettement pénible et ne collant absolument pas avec la musique. Car de ce point de vue, les amateurs de breaks, ruptures et autres joyeusetés susceptibles de rendre tout morceau impossible à mémoriser, seront amplement servis. Avec sa basse féconde, ses leads nerveux et ses riffs trimballant l'auditeur de remous en tourbillons, tel un amateur de canyoning surpris par une rivière en crue, ce disque est tout sauf reposant. En sortir sec et indemne relève de la mission impossible. Mais au-delà de cet aspect technique très réussi, le point fort de cet album réside dans l'ambiance martiale qu'il parvient à créer et maintenir, alors que l'on sait parfaitement que le déploiement d'habileté revient souvent à mettre sous l'éteignoir les velléité guerrières qui devraient pourtant toujours sous-tendre de telles musiques. Ici, rien de cela, et on est positivement ravi d'assister à un déferlement d'ultra violence froide et maîtrisée. D'autant plus que pour promouvoir cette froideur, le groupe n'a jamais recours à aucun procédé électronique, ce qui lui permet de se préserver des accusations en plagiat de DHG ou Abigor dernière époque. Reste que la bête n'est pas du genre que l'on apprivoise facilement, et que, même si ses qualités se manifestent immédiatement, l'ensemble peut apparaître plutôt rébarbatif sur la durée. En effet, les rythmes défilent comme à la parade, boostés par un batteur qui rappelle par moment les grandes heures de Gene Hoglan au sein de Death. Un minimum de concentration sera donc nécessaire pour savourer cette oeuvre dans son intégralité et son ampleur. Un travail sur les mélodies serait donc le bienvenu à l'avenir. Mais le fait est que l'on a manifestement affaire à des gaillards sûrs de leur fait et capables de se hisser pas très loin des sommets.

Alexis Kieffer Decibels Storm - décembre 2008
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