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A
priori, il s'agit d'un black metal outrageant, se plaçant
entre les influences Deicide pour le côté " satanique ", et
Cradle of Filth pour le côté baroque… Le premier titre (qui
ne vient qu'après 3 extraits d'un film sanguinolent où l'on
peut ouïr les râles de douleur d'une pauvre femelle poignardée
sauvagement) s'envole dans la lignée d'un black metal soigné
et efficace. Mais ô surprise, cet album demeure ponctué de morceaux
extrêment originaux, d'une verve penchant entre le heavy-doom
et le stoner. Une composition très théâtrale, fort surprenante
et très agréable d'écoute. Chaque plage de cet album réserve
son moment d'étonnement.
En effet, Akercocke s'essaie dans cet album à tous les styles
explorés jusqu'ici, du progressif au doom, en passant par le
brutal death et le médiéval.
Le pire, c'est que " Choronzone " reste cohérent au niveau des
enchaînements des titres, aussi variés qu'ils soient, la technique
reste rigoureuse, et les compositions sont affinées à l'extrême.
Le chant est certainement l'élément le plus surprenant de cet
album, puisque on passe alternativement du black le plus traditionaliste
à un chant clair superbement interprété, en passant par du guttural
death/grind et quelques soupirs gothiques. Un condensé d'une
ingéniosité monstrueuse.
A noter que l'artwork est réalisé par Fin Costello, qui doit
ses lettres de noblesse à Deep Purple, Ozzy ou encore Bauhaus
; on retrouve également Neil Kernon aux manettes, grand manitou
de Cannibal Corpse, Queensrÿche et Nevermore ! Du grand théâtre
bizarre, sur un fond d'imagerie sex, blood & rock'n'roll. Un
bijou précieux et efficace pour tout metalleux ouvert. |