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AKERCOCKE "Choronzone"
(earache recs)
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A priori, il s'agit d'un black metal outrageant, se plaçant entre les influences Deicide pour le côté " satanique ", et Cradle of Filth pour le côté baroque… Le premier titre (qui ne vient qu'après 3 extraits d'un film sanguinolent où l'on peut ouïr les râles de douleur d'une pauvre femelle poignardée sauvagement) s'envole dans la lignée d'un black metal soigné et efficace. Mais ô surprise, cet album demeure ponctué de morceaux extrêment originaux, d'une verve penchant entre le heavy-doom et le stoner. Une composition très théâtrale, fort surprenante et très agréable d'écoute. Chaque plage de cet album réserve son moment d'étonnement.
En effet, Akercocke s'essaie dans cet album à tous les styles explorés jusqu'ici, du progressif au doom, en passant par le brutal death et le médiéval.
Le pire, c'est que " Choronzone " reste cohérent au niveau des enchaînements des titres, aussi variés qu'ils soient, la technique reste rigoureuse, et les compositions sont affinées à l'extrême. Le chant est certainement l'élément le plus surprenant de cet album, puisque on passe alternativement du black le plus traditionaliste à un chant clair superbement interprété, en passant par du guttural death/grind et quelques soupirs gothiques. Un condensé d'une ingéniosité monstrueuse.
A noter que l'artwork est réalisé par Fin Costello, qui doit ses lettres de noblesse à Deep Purple, Ozzy ou encore Bauhaus ; on retrouve également Neil Kernon aux manettes, grand manitou de Cannibal Corpse, Queensrÿche et Nevermore ! Du grand théâtre bizarre, sur un fond d'imagerie sex, blood & rock'n'roll. Un bijou précieux et efficace pour tout metalleux ouvert.
 
Orphana
Decibels Storm - octobre 2003