

Agon - "Violence Procreation"
Si Mulhouse a longtemps été pour moi la ville de Mercyless, ben maintenant elle sera aussi celle de Agon.
Quoi il n'y a pas que Mercyless à Mulhouse ? Eh bien désolé je ne suis pas non plus devin, on ne peut pas tout connaître et puis de toute façon « Abject offerings » et « Coloured funeral » restent des putains d'albums que j'adore !!
Enfin, il est question ici d'Agon, d'ailleurs quand j'ai reçu le cd, comme un gros boulet que je suis j'avais lu « Agony », c'est bien pratique la bio en fait, même si j'avais un peu mieux ouvert mes yeux de lynx j'aurai bien vu que c'était Agon. Parenthèse terminée sur ma déficience visuelle commençons cette chronique...
Comme vous l'aurez compris, Agon vient de Mulhouse. Ils existent depuis 2002 et ont sorti une demo en 2006 et cet album sorti en 2008. Voilà pour les présentations, restons concis.
Alors commençons par le commencement, vu que pour moi la musique ne doit pas se réduire juste à des morceaux et comme je ne suis pas très fan des mp3, le booklet et l'artwork sont très importants.
Agon bien qu'ayant autoproduit ce premier album (et cela devient assez courant maintenant, je crois d'ailleurs que parfois c'est qui va sauver la musique, pas d'intermédiaire,l'argent rentre chez qui il doit rentrer et l'acheteur n'en a pas pour une fortune pour acheter un cd), n'a pas regardé à la dépense pour présenter un artwork travaillé et peaufiné.
Un booklet pro, un artwork pro, une pochette qui même s'il y a du boulot et de l'idée,n'est pas tout à fait le genre de pochette faites par un graphiste dont je raffole. Evidemment ça annonce la couleur « Violence procreation » est bien explicité, j'en dirai pas plus, mais que fait le MLF ?!!!
Ensuite dommage qu'à l'intérieur il n'y ai pas eu les paroles, j'adore lire les paroles, mais par contre les têtes de mort à l'intérieur sont hyper biens, très Deicide ou Vital Remains des débuts, très death ricain.
Bon et musicalement est-ce que ça suit ? Eh bien Agon offre un death metal bien trapus et massif qui décrasse le tube sans toucher les parois !!
J'ai un très bon ami qui m'a fait découvrir le metal il y a bien longtemps où je n'étais pas encore un homme (ok, je ne suis pas le père Fouras non plus !!!), et qui me dit souvent qu'il préfère un groupe même avec un son pourri mais qui propose quelque chose de très original (soit dit en passant il adore 7 minutes of nausea). Eh bien moi je suis plus du style à aimer les groupes, peu importe que le son soit bon ou pas, mais qui me propulse l'arrière train avec la puissance d'un geyser, même s'il ressemble à d'autres groupes et qu'il n'est pas hyper original.
Agon est de ces groupes. Maintenant il est difficile d'être le plus original possible en matière de death metal brutal comme le propose Agon. Si les influences décrites par le groupe, à savoir Napalm Death, Bolt Thrower ou Cannibal Corpse sont perceptibles sur « Riotgun headshot » pour Bolt thrower (excellent celle-là!!), « Rise of the weak » pour le côté Napalm Death de l'époque « Harmony corruption », on ne peut pas dire non plus que Agon pompe. Non même si ce n'est pas hyper original, c'est tellement bien fait, et vraiment très décapant comme de l'acide sulfurique qui vous tombe dessus sans que vous puissiez vous sortir de dessous. L'intro de « Like a punishement » est tout bonnement bien trouvée. Et de plus quand on écoute certains grands et vieux groupes, parfois ils se reposent un peu sur leur notoriété.
Le son a aussi l'avantage d'avoir été bien bossé également et la puissance est là. Les guitares, batterie, rien n'est en retrait, un équilibre même s'il n'est pas parfait et je ne suis pas ingé son, qui me convient largement. Les morceaux sont tous dans la même veine, du death brutal, parfois un peu ricain quand même mais fidèles aux influences du groupe. Le côté cannibal corpse, je ne sais pas trop...
« Symphony of chaos » vient un peu sur l'album comme une bouffée d'air, par ces rythmiques plus core et saccadées, « BTK » remet les pendules à l'heure car jusqu'à la fin vous allez bénéficier de la rage de Agon.
Si la longueur de l'album n'est pas excessive puisqu'il ne dure que 29 minutes, elle est de toute façon raisonnable pour ce genre de musique. Trop long serait lassant, l'avantage est qu'on peut se le remettre en boucle, ce que j'ai fait d'ailleurs pendant l'écriture de cette chronique. En même temps Deicide n'a jamais pondu des albums de 70 mn !!!.
Pour terminer je conclurai en disant que « Violence procreation » est un bon album de death metal avec de bonnes références, qui même si d'une durée plutôt courte cela ne lui porte pas préjudice pour autant, avec un son puissant.
A apprécier sur galette ou en concert...