Adema…ou
comment se sortir d'une situation bien délicate.
Petit rappel des faits : Avec un premier album résolument
"néo" à l'origine d'un franc succès surtout aux Etats Unis,
et un argument de vente des plus valables et clairement mercantile
qui est sans doute à l'origine des ces mêmes grosses ventes…
à savoir :
"ADEMA ! Le nouveau groupe made in USA avec le demi-frère
de Jonathan Davis !" (Frontman de Korn, est-ce vraiment nécessaire
de le rappeler…).
Et bien les revoici aujourd'hui revenir avec un nouveau chanteur
qui lui n'est pas, que je sache, le petit cousin par alliance
de la sœur d'Ozzy Osbourne !
Première
constatation, le gros son est là ! Mais de néo-metal il n'en
est ici plus (beaucoup) question. En effet, et l'arrivée de
ce nouveau chanteur y est sans doute pour beaucoup, le groupe
évolue aujourd'hui dans un registre plus rock au réminiscences
pop malgré la présence de quelques gros riffs qui tâchent
pour nous rappeler le passif plus "metal" du combo.
Et c'est un style qui leur convient plutôt bien… Sans révolutionner
le monde du rock, les compositions tiennent largement la route
malgré un album qui s'essouffle sur la longueur. De belles
mélodies "calibrées" pour les ondes sont excusées par la volonté
du groupe de persévérer malgré son parcours semé d'embûches
(départ de Chavez, changement de label, j'en passe et des
meilleures…) Après de nombreuses signatures plus que surprenantes,
Earache est apparemment à la recherche de sa "nouvelle star"
mais n'est-ce pas là une bien belle erreur ? A force de chercher
cette perle rare qui lui assurera des rentes conséquentes
pendant un certain temps, le cultissime label anglais ne risque
t-il pas d'y perdre des plumes et aussi sa crédibilité nourrie
depuis plus de dix ans par de grands noms en matière de metal
extrême ?
L'avenir nous le dira…Toujours est-il qu'Adema arrive, lui,
au moins à nous livrer un album de qualité contrairement à
d'autres nouveaux artistes du label que je ne citerai pas
par pudeur…