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Après un " Sanctus Ignis " d'une rare qualité pour un premier album, on se demandait ce qu'allait être, trois ans après, son successeur ! Naviguant toujours entre des solos à la Malmsteen et une trame musicale à la Symphony X, Stephan Forté et son métal progressif néo-classique arrivent malgré tout à nous surprendre une nouvelle fois. La première chose qui nous vient pourtant à l'esprit est que le jeune français va fatalement tomber dans le piège du plagiat ! Que ça va fatalement tourner à la démonstration ! Détrompez-vous ! On aurait même tendance à dire que son ambition, aussi créative soit-elle, donne un sérieux coup de fouet au style. Si son maître semble mal vieillir, l'élève extrêmement doué qu'est Stephan reprend le flambeau de la plus belle manière. " Underworld " n'est pas un " Odyssey " bis. C'est tout simplement le deuxième album de Stephan Forté ! Un album des plus audacieux (" Underworld "), des plus créatif (" Chosen "), et des plus imaginatif (" Next Profundis "). Ici, on a le droit d'écouter une œuvre complète, riche en rebondissements où chaque élément a été soigneusement intégré, mis à une place bien déterminée. Cet album est un film noir qui nous mène dans les souterrains d'une quelconque crypte où la mélancolie donne rendez-vous au romantisme baroque. L'intégration d'un nouveau claviériste (Kevin Codfert) y est pour beaucoup. Ce musicien laissera une empreinte indélébile dans la réalisation artistique de cet album. Les multiples parties de piano sont d'une beauté déconcertante. Quant à David Readman !!!!! Epoustouflant !!!!! On peut difficilement lui attribuer un autre qualificatif tant ce Monsieur a un niveau de compétences défiant toute concurrence ! A-t-il déjà chanté aussi bien ? Le doute fait plus que s'installer dans nos esprits ! Afin de renforcer le côté sombre de son œuvre, Stephan n'a pas hésité à inviter le chanteur D'Anorexia Nervosa pour quelques vocalises expérimentées en la matière. Toute cette ambiance, parfois malsaine (" Underworld "), mise en valeur par des chœurs somptueux, montre encore une fois tout le travail effectué par notre virtuose de la guitare. Trois années d'attente, mais trois années où Monsieur Forté a travaillé d'arrache pied. A la fois ambitieux, authentique, émotif, créatif et titanesque, " Underworld ", tel un pavé dans la mare, vient d'éclabousser le milieu de par cette réalisation sans faille. Un nouveau royaume s'ouvre à vous, " Adagio " : franchissez-en le seuil ! Stephan, tu as su donner les moyens nécessaires à tes ambitions, un grand bravo et chapeau bas ! |